Lettre du 25

Lettre mensuelle aux membres et sympathisants de la 

Confrérie Royale

pour le 25 mai anno Domini 2017


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Le 25 mai 2017,
en l'Ascension du Seigneur.

En ce jour de l'Ascension du Seigneur, rappelons-nous cette autre Ascension de l'an de grâce 1643, 14 mai cette année-là, où s'endormit dans la paix du Seigneur son serviteur le Roi Très-Chrétien Louis, XIIIème du nom, par la grâce de Dieu Roi de France et de Navarre.

mort de Louis XIII vitrail de St Séverin détail.JPG

Saint Vincent de Paul assistant Louis XIII dans sa dernière agonie
(vitrail de l'église Saint-Séverin, à Paris - détail)

  1. Le serviteur de Dieu Louis XIII le Juste.

Celui-ci eut un règne difficile, mais glorieux, où il montra les qualités d'un Roi Très-Chrétien.

Foi. Louis le Juste eut une foi sans faille, conscient des devoirs tenus de son sacre et de la nécessité de se sanctifier pour le salut de ses peuples, et refusant que les moines d'Argenteuil exposassent la Sainte Tunique exprès pour lui, disant : « La foi me suffit. »

Espérance. Il eut une espérance vraiment surnaturelle, vivant sans cesse avec l'idée qu'il rendrait compte à Dieu de son gouvernement, disant : « Dieu ne m'a fait Roi que pour lui obéir et donner l'exemple » ; et disant en mourant : « Je suis ravi d'aller à Dieu. »

Charité. Il eut une charité profonde, cherchant le bien naturel et surnaturel de ses sujets, étant pacifique par sa longue patience envers les huguenots et les grands malgré leurs insoumissions et envers les ennemis extérieurs malgré leurs provocations, pardonnant miséricordieusement à ses sujets rebelles repentants, ne sévissant qu'envers les plus coupables, et ne voulant obtenir la conversion des huguenots que de la persuasion, sans faiblesse ni contrainte.

Prudence. Il agit toujours avec une grande prudence, vertu du chef, n'entrant en guerre que contraint par les rébellions des huguenots et des grands, ou par l'attaque de ses alliés par les ennemis extérieurs (n'entrant dans la guerre de Trente Ans que pour défendre l'archevêque et prince-électeur de Trèves, fait prisonnier par l'Infante gouvernante des Pays-Bas), et, malgré l'exemple de ses ennemis catholiques qui s'alliaient aux protestants anglais, allemands ou français contre lui, n'acceptant des protestants parmi ses alliés qu'après les assurances des théologiens et en imposant des conditions en faveur de la Religion catholique.

Justice. Il agit toujours avec une vraie justice, vertu royale, rendant la justice à ses sujets, rendant la paix à son Royaume, s'attachant à n'entrer en guerre que pour des causes justes (la défense du Royaume, de ses alliés et de la Religion), et disant : « On m'enlèvera plutôt mon sceptre et ma couronne que le titre de Juste qui m'est plus cher que tout. »

Religion. Il agit avec une sincère religion, tenant à faire respecter les droits de Dieu (qu'il rétablit en Béarn et à La Rochelle, entrant dans la ville précédé du Saint-Sacrement et accompagné de pains), protégeant l'Eglise et favorisant les réformes voulues par le concile de Trente, favorisant les missions extérieures et les missions de conversion des protestants, commençant la lutte contre le jansénisme, composant de la musique religieuse, rendant de larges grâces à Dieu pour sa protection et ses victoires, consacrant solennellement son Royaume à la Vierge de l'Assomption, revêtu du saint Scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, consacré lui-même à Notre-Dame du Puy qui lui avait donné « de grandes grâces ».

Force. Il agit toujours avec une constante force, renversant à quinze ans un ministre ambitieux qui le tenait en tutelle et en mépris, accomplissant tous ses devoirs publics malgré une très mauvaise santé continuelle, maintenant un grand ministre utile à l'Eglise et au Royaume malgré les ennemis de celui-ci, gouvernant personnellement sans se laisser imposer par la forte personnalité de son ministre, étant à la tête de ses armées à la guerre, maintenant l'édit sur les duels malgré toutes les pressions mais pour protéger sa noblesse contre cette mauvaise habitude.

Tempérance. Il agit toujours avec une tempérance assumée, résistant à toutes les tentations qu'une cour propose trop souvent, vivant une vie austère dont le seul plaisir était la chasse, se sacrifiant pour le bien de ses sujets.

Ecrits. Ses lettres, édits et ordonnances protégèrent l'Eglise, la famille, les mœurs, disant : « Les bonnes familles sont la condition nécessaire et suffisante d'un bon Royaume. » Et sa déclaration de consécration de la France à Notre-Dame est un véritable petit traité de la Médiation universelle de Marie.

Miracles. Sans parler des guérisons des écrouelles (même d'Espagnols venus en France à l'occasion de son mariage à l'occasion de son mariage avec l'Infante Anne), miracles dus non à sa sainteté personnelle, mais à son sacre de Roi de France, il guérit miraculeusement une jeune fille muette en lui imposant les mains pendant le siège de La Rochelle, ce qui provoqua la conversion du duc de la Trémoille, jusque-là calviniste. Et sur son lit de mort il prophétisa au Prince de Condé la victoire de Rocroy, qui sera gagnée par le fils de celui-ci le Duc d'Enghien quelques jours après sa mort.

Réputation de sainteté. Saint Vincent de Paul, qui l'assista sur sa demande à sa mort, écrivit ensuite : « Depuis que je suis sur la terre, je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement. » Sa réputation de sainteté était telle que Monseigneur Harscouët, évêque de Chartres au XXème siècle, fit les démarches introductives d'un procès en béatification. L'on a parlé d'un second saint Louis.

Rocheservière - 85 - Vitrail voeu de Louis XIII.JPG

(vitrail de l'église de Rocheservières, en Vendée)

  1. Appel à la sainteté.

Ce qui précède est l'esquisse de tous les dossiers de ce qui pourrait être un procès en canonisation du Roi Louis XIII.

Assurément la fidélité à un supérieur, en particulier à un Roi, ne se fonde pas sur ses qualités ni sur sa sainteté. La fidélité royale repose sur la légitimité divine et humaine de la Royauté française et sur les vertus naturelles et surnaturelles de ses institutions. On n'obéit pas à un supérieur parce qu'il est saint, mais parce qu'il nous a été donné par Dieu. Les Rois sont des hommes, avec leurs qualités et leurs défauts, et nous ne devons pas passer notre temps à voir la paille de leur œil en oubliant la poutre du nôtre.

Mais la Royauté française, par ses vertus intrinsèques et par les grâces de prédilection divine, porte à la sainteté ses titulaires et par eux ses peuples. La Chrétienté autrefois était admirative des qualités de la lignée royale française (supérieures et plus constantes que dans beaucoup de royaumes).

Depuis Clovis, si l'on compte les Rois qui ont reçu la canonisation, la mise au martyrologe romain, un culte local liturgique ou non liturgique, un début de procès de canonisation, la mort en bas âge après le baptême, ou tout simplement la mort en odeur de sainteté ou de grandes vertus chrétiennes, l'on arrive aux deux tiers environ des Rois de France ; tous les autres ont été des Chrétiens plus ou moins pécheurs, mais tous de bons Chrétiens, protégeant la Religion, veillant au bien commun, et rendant la justice à leurs peuples, vertu dont l'absence aux dires de Louis XV, pouvait damner un Roi ; et certains ont accompli leur rôle jusqu'au sacrifice suprême.

Comme le disait un prédicateur en 1795 à la mort de Louis XVII, « ô vous tous amis du sceptre et du catholicisme, faites en sorte de ne pas ramper dans la fange, lorsque vous le voyez élevé à une si haute sublimité ». C'est un appel à notre sainteté et pour cela à notre sanctification pour Dieu, pour nous, et pour obtenir des grâces pour le Roi, la Famille Royale et le Royaume.

Depuis 1789 et 1830, nos Princes remplissent leurs devoirs avec plus ou moins de bonheur, mais toujours avec fidélité (ce qui n'est pas toujours le cas de toutes les monarchies subsistantes ou renversées). Sommes-nous, quant à nous, fidèles à nos devoirs envers eux ? Nous efforçons-nous, à la suite du serviteur de Dieu le Roi Louis XIII le Juste et de nos Rois, de croître dans la sainteté par la vie de prière, par le bon accomplissement de notre devoir d'état là où Dieu nous a placés dans la société, et en répandant avec zèle et discernement la fidélité au Roi légitime ? Pensons-nous à prier pour le Roi de France (il y a diverses indulgences accordées par les Papes pour cela) ? La Confrérie Royale en est un moyen providentiel.

Le jeune Louis XIV voyait dans la Royauté les délices de pouvoir répandre le bien sur ses sujets, Louis XVI à la veille de mourir voyait le poids redoutable de la Royauté. Les deux sont vrais. Mais si être Roi gouvernant le Royaume comporte beaucoup de devoirs, accompagnés de nombreux pouvoirs pour ce faire, en revanche être Roi de droit comporte presque autant de devoirs au moins moraux, sans presque aucun pouvoir : c'est un « métier » des plus ingrats et des plus difficiles.

Autrefois le Roi pouvait récompenser ses sujets méritants ; maintenant qu'il est sans pouvoir, servons-le par fidélité : si le Roi ne peut nous en récompenser, Dieu le fera à notre mort dans le ciel.

Louis XX est fidèle à ses devoirs, sur les traces de ses prédécesseurs et de son vénéré Père Alphonse II, qui s'est manifestement sanctifié par son devoir d'état royal accompli jusqu'à l'héroïsme. C'est une lourde tâche, qui a besoin de nos prières pour l'aider. Peut-il compter sur elles ?

Autrefois tous les couvents, toutes les paroisses, tous les sujets priaient pour le Roi ; maintenant que nous sommes moins nombreux à le faire, prions pour lui davantage (la prière n'empêche pas l'action mais la fonde).

La conversion des Français, notre conversion, est la condition nécessaire d'une Restauration stable. Henri V disait : « Il faut, pour que la France soit sauvée, que Dieu y rentre en Maître pour que j'y puisse régner en Roi. » Dieu est-il le Maître en notre âme ? Et sommes-nous prêts à vraiment servir le Roi ? Commençons donc par notre conversion, et prions pour le Roi, la Reine, le Dauphin, la Famille Royale et le Royaume. Alors notre action pourra être efficace ici-bas, et notre salut assuré au ciel.

« Seigneur, sauvez le Roi. Et exaucez-nous au jour où nous vous invoquerons » (prière pour le Roi tirée du Psaume XIX, 10).

Abbé Gabriel Equin +

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Philippe de Champaigne : Louis XIII couronné par la Victoire

22, 23, 24 mai

En France : Litanies Majeures

Trois jours des Rogations

Aucun texte alternatif disponible.

MM. les Ecclésiastiques ou chers Fidèles qui récitez seuls les Litanies, 
pensez à ajouter la mention du Roi entre l'Evêque et les ennemis de l'Eglise.



Maison de France

Naissance d'un prince d'Orléans

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Un nouveau prince capétien est né le 5 mai dernier, à la dernière minute de la journée, au foyer de LL.AA.RR. le prince et la princesse François d'Orléans, en la personne de S.A.R. le prince Philippe d'Orléans, prince du sang et 83e successible à la Couronne de France. 

Sa naissance porte à 122 les actuels princes successibles. La page SUCCESSION a été mise à jour.

Nos félicitations aux princes !

Citation

Résultat de recherche d'images pour "drapeau royal français""Notre pays est né avec la monarchie. C'est elle qui l'a créé, façonné, protégé, étendu, qui a travaillé à son unité et à sa prospérité au milieu des heurts multiples de l'histoire française. Cette réalité ne pourra jamais être effacée et elle a dessiné notre rythme intérieur. 
   Les sans-culottes du passé ou contemporains pourront toujours hurler et dresser des échafauds. Les têtes qui roulent ne mettront pas fin à la gloire d'être français, dans l'humilité et la fidélité.
   Il ne s'agit pas seulement de vocations héroïques, mais plutôt de vocations ordinaires. Chacun peut accomplir sa mission de tout son être et se donner tout entier à sa tâche sans pour autant ceindre un diadème royal. 
   Bernanos était persuadé que l'honneur était à la portée de tous. [...] Retroussons les manches et continuons à aimer et à faire aimer la France".
R.P. Jean-François Thomas, s.j.

21 mai

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Fête de saint Constantin le Grand, 
l'Egal aux Apôtres
né au Ciel il y a 1680 ans, à la Pentecôte 337.

IN HOC SIGNO VINCES


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L'obélisque de la place Saint-Pierre à Rome, surnommé "l'aiguille de saint Pierre", comporte à son sommet, dans le socle de la croix, une relique de la Sainte Croix, comme exorcisme permanent rappelant que les Portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre la Sainte Eglise. (Histoire ici).

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande, le Christ défend Son Eglise de tout mal.

Voici la Croix du Seigneur, nations ennemies ! 
Il vainc, le Lion de la Tribu de Juda !


Relique de la Vraie Croix en la basilique Sainte-Croix-en-Jérusalem, à Rome.

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Saint Constantin, priez pour nous,
pour la Confrérie Royale,
pour la France et le Roi,
pour l'Europe chrétienne !

Image

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A l'occasion du 7e centenaire de sa mort.

Jehanne

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Homélie de Mgr Crépy
évêque du Puy-en-Velay
aux festivités johanniques d'Orléans le 8 mai




Au cours des onze années passées au Séminaire interdiocésain d’Orléans au service de la formation des futurs prêtres, j’ai peu à peu appris à découvrir combien Jeanne d’Arc, par son courage et sa sainteté, tient une place importante dans la vie du diocèse et de la ville d’Orléans. Aujourd’hui, je suis très heureux d’être parmi vous en cette belle cathédrale et je remercie tout particulièrement Mgr Jacques Blaquart de m’avoir invité, si fraternellement, aux fêtes johanniques. 
Il y a deux ans, en arrivant au Puy-en-Velay, cité médiévale dans les montagnes volcaniques, située à des centaines de kilomètres d’Orléans, je ne pensais pas y retrouver la présence vive de Jeanne d’Arc, si ce n’est, comme patronne secondaire de la France, par sa statue présente en bien des églises, manifestant la dévotion que lui portent de nombreux fidèles. Or, juste derrière l’antique cathédrale Notre-Dame du Puy, se trouve une petite rue, très ancienne, nommée « Isabelle Romée », du nom de la mère de Jeanne. Pourquoi une telle rue dans l’enceinte de la cathédrale, pourquoi l’évocation de Jeanne en un tel lieu ? Comment Jeanne a-t-elle partie liée avec la Vierge noire du Puy ? 
Permettez-moi de faire un petit détour historique afin de voir la place de Notre-Dame du Puy dans ce temps mouvementé et rude du XVème siècle, détour qui permettra de percevoir l’attachement de Jeanne à la Sainte Vierge. 
Charles VII avait une grande dévotion à la Vierge Marie. Plusieurs fois, dès 1420, il se rendit au sanctuaire de Notre-Dame du Puy, pour demander aide et protection dans la situation si difficile que vivait le royaume de France. En 1429, fut célébré au Puy, le Grand Pardon – le Jubilé du Puy – car, cette année-là, coïncidaient, en un même jour, la fête de l’Annonciation et le Vendredi Saint. L’annonce du Jubilé constitua un important événement spirituel et une forte source d’espérance, et de toutes les provinces de France, les fidèles vinrent nombreux prier la Vierge noire au Puy. Le futur roi – sans être présent – et tout le peuple, mirent alors leur espoir dans le secours de Notre-Dame du Puy pour sauver la France. 
Jeanne, elle-même, voulut placer sa mission sous la protection de Notre-Dame du Puy, convaincue que la Vierge interviendrait en faveur du pays occupé. Jeanne vénérait tout particulièrement Notre-Dame de l’Annonciation, titulaire de la cathédrale du Puy. Elle avait à ses côtés un fanion représentant la Vierge en ce mystère de l’Annonciation, et sur son étendard étaient écrits les noms de Jésus et de Marie. Etant retenue à Poitiers et ne pouvant se rendre au Puy, Jeanne se fit représenter au jubilé par sa mère, Isabelle Romée, par ses frères Jean et Pierre et par plusieurs chevaliers de son escorte. Jeanne d’Arc voulut donc prier au Puy par l’intermédiaire de ses proches d’où le nom d’Isabelle Romée, donné à la rue près de la cathédrale. Le Jubilé s’acheva début avril 1429. La prière de Jeanne et de tout le peuple fut exaucée : le 29 du même mois, Jeanne entrait dans Orléans et la délivrait totalement le 8 mai. Le 17 juillet de la même année, dans l’octave de la dédicace de Notre-Dame du Puy, Charles VII était enfin couronné. Ce dernier n’oubliera pas et manifestera sa reconnaissance en venant, en 1434, remercier solennellement Notre-Dame du Puy. 
L’évocation rapide de ces quelques pages d’histoire nous aide à entrer dans l’expression de la foi très mariale du XVème siècle, mais aussi à percevoir un des traits importants du dynamisme spirituel qui habitait Jeanne : sa confiance en une autre femme, elle aussi toute simple, qui a accueilli pleinement le projet de Dieu sur elle, la Vierge Marie, celle qui nous conduit à Jésus. 
Si l’Histoire nous permet de mieux comprendre qui est Jeanne, l’Ecriture – la Parole de Dieu – est la porte la plus sûre pour cerner qui est sainte Jeanne d’Arc. Rappelons-nous que les saints et les saintes sont ces figures que Dieu et l’Eglise nous donnent pour exprimer, chacun et chacune à leur manière, quelque chose d’essentiel de la foi au Christ. Ainsi, les textes de la liturgie de ce jour nous invitent à entrer un peu plus dans l’itinéraire spirituel de Jeanne. Nous voyons combien cet itinéraire résonne, tout simplement et profondément, avec celui de la Vierge Marie.

Dans sa lettre aux fidèles de Corinthe, ville portuaire, fourmillant d’une population d’esclaves et d’ouvriers laborieux, saint Paul rappelle aux chrétiens comment Dieu les a choisis, les a appelés et leur a manifesté son amour : « Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort. » (1 Co 1, 26-27) Oui, c’est une faible jeune fille, une paysanne toute simple qui, appelée par Dieu, a cherché à répondre pleinement à cet appel et cherchera sans cesse la volonté de Dieu dans ses actions, y compris dans les moments les plus tragiques des batailles ou de son procès. 
Il est bien surprenant ce Dieu qui choisit ce qui n’a pas de poids aux yeux de la société, ce qui est faible pour confondre les puissants ! Comment ne pas avoir ici une pensée toute particulière pour François et Jacinthe, les deux bergers de Fatima, canonisés hier par le Pape François ? La Bible et l’histoire de l’Eglise nous montrent sans cesse que la logique et la sagesse de Dieu ne sont pas celles des hommes : quand il s’agit de transformer notre monde en un monde plus juste et plus beau, Dieu a toujours des projets audacieux et Il les réalise souvent avec les petits et les faibles. Derrière le oui de la simple paysanne, de la Pucelle d’Orléans, nous pouvons entendre aussi le chant de joie de Marie : « Le Seigneur s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. […] Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. » (Lc 1, 48-53). Ce qu’il y a de faible et de fragile, voilà ce que Dieu choisit pour sauver le monde de tout ce qui le défigure : le pouvoir, l’argent et la toute-puissance du désir humain. Marie et Jeanne, deux femmes, qui incarnent ce choix de Dieu. 
Dans l’évangile de ce jour, Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (Mt 16,24) Si répondre à l’appel du Christ donne un sens profond à une existence humaine et une vraie plénitude aux actes de chaque jour, le chemin proposé n’est pas un long fleuve tranquille, car nous sommes souvent pris par les divertissements du monde, la recherche de satisfactions personnelles et de reconnaissance sociale. Le Christ nous invite à renoncer à nous-même, ce qui n’est pas un refus de ce que nous sommes avec nos richesses et nos fragilités, mais un appel à un don de nous-mêmes aux autres, au service de tous, au service du bien commun, de la paix, de la justice, du respect des plus faibles. Jeanne n’a pas reculé devant la mission qui lui était confiée. Au combat, ses armes n’étaient pas d’abord celles des soldats mais sa foi, son espérance et sa charité. Jusqu’au bout, elle a affronté la violence, un procès inique comme celui de Jésus et elle a connu les souffrances d’une mort injuste. Sur le bûcher, elle demanda : « Levez haut la croix du Seigneur, que je puisse la voir. » Pour Jeanne, la croix n’est cependant pas le dernier mot : « Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi, la trouvera. » (Mt 16, 25). 
Dans ses dernières prières en allant vers le bûcher, Jeanne invoquait Marie. Elle savait que Marie avait levé les yeux vers la croix, alors que son cœur de mère était transpercé par la douleur. Marie, la première, avait suivi son Fils jusqu’au bout… de la croix au tombeau vide et à la joie de la Résurrection. A tous les pèlerins désespérés ou désemparés qui viennent la prier au Puy, Marie présente son Fils, celui qui est ressuscité, celui qui est vivant, celui qui vient rejoindre chaque être humain dans ce qu’il est et ce qu’il vit. Telle était la foi de sainte Jeanne d’Arc. Ses derniers mots : « Jésus, Jésus, Jésus », témoignent de sa confiance et de sa foi en Celui dont Marie disait « Faites tout ce qu’il vous dira. » Jusqu’au bout Jeanne a été fidèle à ce qu’elle avait entendu de la part du Seigneur. Oui, Dieu élève les humbles, renverse les puissants et fait des merveilles ! Frères et Sœurs, en Jeanne, l’Eglise a reconnu une sainte qui nous est donnée aujourd’hui pour vivre le courage de la foi et la force d’aimer. Jeanne, fille bien-aimée de Marie, nous conduit avec la Mère de Dieu, à reconnaître Celui « qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption. » (1 Co 1, 31)

Mgr Crépy, évêque du Puy-en-Velay
 

Pèlerinage



PROGRAMME DU PELERINAGE


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Vendredi 26 mai

Midi : Rassemblement au grand-séminaire
12 h 30 : Déjeuner
& Visite de la cathédrale
16 h : Conférence
17 h 45 : Ste Messe de S. Philippe de Néri
19 h 15 : Dîner
20 h 30 ou 45 : Adoration du T.S.S.

Samedi 27

7 h : Messes basses des prêtres présents
8h : Petit-déjeuner
9h : Conférence
10 h 30 : Procession vers la cathédrale
Ste Messe du Coeur Immaculé de Marie
& entrées dans la Confrérie royale
12 h 30 : Déjeuner et conclusion du pèlerinage.


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