Citation

"Mes frères, nous Chrétiens, nous avons besoin de cet esprit des Vendéens ! Nous avons besoin de cet exemple ! Comme eux, il nous faut quitter nos semailles et nos moissons, laisser là nos sillons, pour combattre, non pour des intérêts humains, mais pour Dieu !

Qui donc se lèvera aujourd’hui pour Dieu ? Qui osera affronter les persécuteurs modernes de l’Eglise ? Qui aura le courage de se lever sans autres armes que le chapelet et le Sacré-Cœur, pour affronter les colonnes de la mort de notre temps que sont le relativisme, l’indifférentisme et le mépris de Dieu ?".
Cardinal Robert Sarah

Samedi 2 septembre

1er samedi du mois de septembre

Résultat de recherche d'images pour "fatima septembre 1917"

Les trois petits bergers attendaient avec impatience le 13 septembre, afin de contempler, une fois de plus, Notre-Dame. Sa visite leur était d'autant plus précieuse que des souffrances et des luttes pénibles mettaient de plus en plus à l'épreuve leur patience, déjà héroïque.
En effet, le mépris qu'ils rencontraient de la part des gens du hameau — certains ne se gênaient pas pour battre Lucie — les humiliait profondément. L'attitude, sinon hostile, du moins indifférente, du curé de la paroisse et des autres prêtres des environs, était une torture pour leurs âmes délicates.
Le nombre de gens qui croyaient aux apparitions augmentait cependant d'une manière extraordinaire. Après les prodiges constatés à la Cova da Iria, le 13 août, par une grande foule venue de partout, après le courage surhumain montré par les enfants devant le terrible Administrateur, les personnes de bonne foi pouvaient difficilement douter de la sincérité des voyants, et, par conséquent, de la réalité des apparitions.
Ce 13 septembre sont rassemblés à la Cova da Iria, entre 25 000 et 30 000 personnes, afin de voir la sainte Apparition. Dès l'aube, tous les chemins des environs de Fatima étaient remplis de monde. La plupart des pèlerins récitaient pieusement leur chapelet. Un témoin oculaire a écrit : « C'était un pèlerinage vraiment digne de ce nom, dont la vue seule faisait pleurer d'émotion. Jamais il ne m'avait été donné de voir, durant toute ma vie, une telle manifestation de foi... Sur le lieu des Apparitions, les hommes se découvraient. Presque tout le monde se mettait à genoux, et priait avec ferveur... » Au milieu de la foule des pèlerins, il y avait, cette fois, quelques prêtres, et un certain nombre de séminaristes.
A midi, heure solaire, certaines personnes virent quelque chose dans ce ciel bleu sans nuage : un globe lumineux, se déplaçant du Levant vers le couchant, et glissant lentement dans l'espace ; puis il disparut quelques secondes. De nouveau, il réapparut et cette fois il se dirigea vers le chêne-vert. La lumière du jour diminua à cet instant.
Notre-Dame, répondant à Lucie, dit :
« Continuez à dire le chapelet afin d'obtenir la fin de la guerre. En octobre, Notre Seigneur viendra, ainsi que Notre-Dame des Douleurs, Notre-Dame du Carmel et saint Joseph avec l'Enfant-Jésus ; Il bénira le monde. »
Pour la conversion des pécheurs, les petits pastoureaux s'étaient mis une corde autour des reins, qu'ils portaient jour et nuit, ce qui les faisaient souffrir, mais Notre-Dame leur dit :
« Dieu est satisfait de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous dormiez avec la corde. Portez-la seulement pendant le jour. »
A une demande de guérison pour une petite fille sourde et muette, Notre-Dame répondit :
« D'ici un an, elle se trouvera mieux. »
Puis, à d'autres demandes Elle dit :
« Je guérirai les uns, mais les autres non, parce que Notre Seigneur ne se fie pas à eux. »
Ces dernières paroles de Notre-Dame sont d'une extrême importance : elles prouvent qu'il ne suffit pas de penser à Dieu uniquement qu'en on en a besoin. Bien souvent l'humanité demande les grâces du ciel en dernier ressort ; quand toutes les voies terrestres ont été épuisées, alors on se souvient que nous avons besoin de Dieu ; un peu comme on a besoin des pompiers pour éteindre un incendie... Or, la Très Sainte Vierge donne ici un éclaircissement de taille : il faut obtenir la confiance du Seigneur et donc prier... toujours prier. Cela implique qu'il faut le faire autant dans les bons moments que Dieu nous donne, que dans les épreuves.
Notre-Dame demanda ensuite des brancards de procession afin de les porter pour la fête de Notre-Dame du Rosaire.
Lucie lui proposa d'accepter deux lettres et un petit flacon d'eau de senteur qui lui avaient été donnés par un homme d'une paroisse voisine, mais Notre-Dame répondit :
« Cela ne convient pas pour le Ciel.
En octobre, je ferai le miracle, pour que tous croient »

Alors Elle commença à s'élever et disparut comme les fois précédentes.
Chanoine Manuel Nunes FormigoaIl y eut un prêtre qui suivit de près les évènements et qui se trouvait sur le lieu de l'Apparition ce 13 septembre. Grâce à sa prudence et à sa délicatesse, accompagnée d'un réel souci d'information rigoureuse, il sut gagner la confiance des voyants et de leurs parents. C'était le Chanoine de Lisbonne : Manuel Nunes Formigão, alors professeur au séminaire et au lycée de Santarém († le 30 janvier 1958 à Fatima). Sa première impression ne fut pas très encourageante. Il était resté sur la route, à 200 mètres de distance, et avait seulement remarqué, à un moment donné, une diminution de la lumière du soleil, qu'il avait attribuée à une cause purement accidentelle. Pour cette raison, il gardait une certaine réserve, toutefois bienveillante, étant donné l'excellente impression que lui avaient causée les enfants. Le 27 septembre, il revint à Fatima pour interroger les petits bergers, afin d'être à même de fonder un jugement, aussi objectif que possible, sur les évènements.
Quelle fut l'impression du Chanoine Formigão, à la suite des interrogatoires prolongés auxquels il avait soumis les trois enfants ? Une ferme conviction de leur absolue sincérité, conviction qui n'excluait pas, cependant, une certaine appréhension qu'ils ne fussent victimes d'une hallucination, ou que les faits de la Cova da Iria ne fussent provoqués par l'esprit des ténèbres, pour des fins inconnues.
Pour dissiper ses derniers doutes, le Chanoine résolut d'aller à Fatima interroger de nouveau les enfants, avant le 13 du mois d'octobre, jour où l'on espérait le grand miracle promis par l'Apparition.
Une fois de plus, la simplicité des réponses des enfants avait convaincu le Chanoine Formigão de leur sincérité et il avait hâte de voir arriver le 13 octobre, qui devait définitivement établir le caractère surnaturel des évènements de Fatima. 

2 septembre

Bienheureux Martyrs de septembre 1792

Résultat de recherche d'images pour "martyrs de septembre 1792" Résultat de recherche d'images pour "martyrs de septembre 1792"

Parmi les 191 bienheureux martyrs, l'un vient de les "quitter" l'an dernier...
en étant canonisé par le Pape : saint Salomon Leclercq. Le 16 octobre, jour anniversaire de l'assassinat de Marie-Antoinette.
Un seul canonisé, deux cents ans après la Révolution !


Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres !
Courageux à défendre Votre honneur et tout remplis de Vous.

Résultat de recherche d'images pour "martyrs de septembre 1792"
Résultat de recherche d'images pour "martyrs de septembre 1792"
Résultat de recherche d'images pour "martyrs de septembre 1792"


Citation

Résultat de recherche d'images pour "jeanne d'arc""Qui donc se lèvera aujourd’hui pour Dieu ? Qui osera affronter les persécuteurs modernes de l’Eglise ?".
Cardinal Robert Sarah

Citation

"Alors que grondait la tempête, alors que la barque prenait l’eau de toute part, ils n’ont pas eu peur, tant ils étaient certains que, par delà la mort, le Cœur de Jésus serait leur unique patrie !".
Cardinal Robert Sarah

31 août

Fin du mois du Coeur Immaculé de Marie

L’image contient peut-être : 1 personne, debout, ciel et plein air

Citation

"Dieu était là. Sa puissance s’est révélée dans leur faiblesse ! L’histoire – la véritable histoire – sait qu’au fond, les paysans vendéens ont triomphé. Par leur sacrifice, ils ont empêché que le mensonge de l’idéologie ne règne en maître. Grâce aux Vendéens, les prêtres ne sont pas devenus les esclaves serviles d’un Etat totalitaire, ils ont pu demeurer les libres serviteurs du Christ et de l’Eglise".
Cardinal Robert Sarah

Résultat de recherche d'images pour "versailles"

Qu'on se le dise...

Entretien

B. Lus et V. Le Roux : Entre Louis XX et Henri VII, qui soutenez-vous ?
Stéphane Bern
Stéphane Bern : [...] Si je ne veux pas renier ma jeunesse, le candidat le plus légitime est l’héritier des Orléans. Henri VII d’abord – mais c’est un monsieur de 83 ans – donc je pencherais plutôt pour son fils, Jean d’Orléans. Il se trouve que je suis aussi ami avec Louis XX, et que j’ai beaucoup d’affection pour lui. Mais j’ai l’impression que vivre en Espagne et venir inaugurer une fois de temps en temps un monument, ce n’est pas ça être prétendant.

Du coup, ça devrait consister en quoi d’être héritier à la Couronne en 2017 ?
Pour moi, c’est être au quotidien avec les Français et se préoccuper de leur devenir. La légitimité est complètement à reconstruire aujourd’hui… Parce qu’au fond, ils sont candidats sans candidater à rien. Ils disent : « On n’a pas besoin de prétendre, nous sommes ce que nous sommes ! » On ne peut pas revendiquer le titre uniquement grâce à ses ancêtres. Il faut aussi faire des choses qui, au quotidien, justifient que vous ayez l’adhésion populaire. [...]. À mon avis, le fils d’Henri VII, le prince Jean, y arrive plutôt bien.

Pourtant, la famille Orléans semble en perte de vitesse…
J’ai du mal à comprendre pourquoi, d’un coup, tous les monarchistes qui étaient du côté d’Henri VII se sont détournés et attachés à Louis XX. Les raisons sont sûrement essentiellement politiques. Henri VII était quelqu’un avec des positions très audacieuses, très à gauche. À la fois très conservatrices sur un certain nombre de sujets, et parfois très novatrices : l’alliance avec François Mitterrand dans les années 80, par exemple. La branche Bourbon était plutôt traditionaliste et catholique. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les Orléans sont parfois plus traditionalistes que les Bourbon. Donc, là aussi, il y a eu une sorte de glissement. Peut-être aussi que les scandales familiaux à répétition chez les Orléans ont joué… [...]

Dans ces conditions, croyez-vous vraiment au retour de la monarchie en France ?
Non, vous savez, c’est comme les catholiques qui croient au paradis ! C’est un idéal, mais vous n’êtes pas pressé d’y aller. [...]

Et personnellement, quel est votre idéal ?
Je suis plutôt pour une monarchie constitutionnelle – maintenant, il y a le principe de réalité qui s’impose à tous. Dans l’immédiat, c’est impossible. Mais les institutions de la Vème République donnent plus de pouvoir au président que n’en avait Louis XIV. Je pense qu’un bon chef d’État doit se comporter comme un roi. Et quand je vois Emmanuel Macron, je me dis que finalement, à bien choisir, notre roi républicain n’est pas si mal

[Nous ne mettons pas de lien vers la source du fait d'image licencieuse]

"Ma personne n'est rien, mon principe est tout".
Comte de Chambord

Citation

"Quand la Révolution voulut priver les Vendéens de leurs prêtres, tout un peuple s’est levé. [...] Face à la haine des colonnes terroristes, ils n’avaient que leur chapelet, leur prière et le Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine !"
Cardinal Robert Sarah

Oldenbourg

Mort de l'oncle du grand-duc d'Oldenbourg,
le prince Frédéric-Auguste
Résultat de recherche d'images

S.A. le prince Frédéric-Auguste d'Oldenbourg est décédé le 9 juillet 2017 à Merano (Trentin-Haut-Adige). Ses cendres ont été déposées au mausolée familial du Gertrudenfriedhof. Il laisse trois enfants, LL.AA. le duc Paul, époux de Maria del Pilar Méndez de Vigo y Löwenstein-Wertheim-Rosenberg, la duchesse Rixa, Mme Stephan Sanders, et la duchesse Bibiane, Mme Peter Doerner ; et huit petits-enfants, le duc Kirill, le duc Carlos, le duc Paul-Maria, la duchesse Maria-Assunta, le duc Louis Ferdinand, ainsi que Xenia, Rixa et Max-Wladimir Doerner. Il était l’oncle de Christian, le chef de la maison grand-ducale.

Danemark

Résultat de recherche d'images pour "danemark blason"

18 ans du prince Nicolas de Danemark

S.M. la reine de Danemark et son époux, S.A.R. le prince consort Henri de Danemark (quelques jours après sa sortie de l'hôpital), ont reçu leur famille à bord du yacht royal Dannebrog à l'occasion du 18e anniversaire de naissance de l'aîné de leurs petits-fils, S.A.R. le prince Nicolas de Danemark. Toute la famille était réunie, hormis S.A.R. le prince héritier, en voyage en Corée du Sud pour le Comité international olympique.

Ci-dessous, le jeune prince entouré de ses parents séparés, S.A.R. le prince Joachim de Danemark et son épouse, S.Exc. la comtesse Alexandra de Frederiksborg, et de LL.AA.RR. les princes Félix (à droite, son frère), Henri et Athéna (ses demis-frères) et leur mère la princesse Marie.

Citation

"Face à la haine de la foi, un peuple s’est levé : le peuple de Vendée !"
Cardinal Robert Sarah

Citation

« Louis XVIII ne perdit jamais la prééminence de son berceau ; il était roi partout, comme Dieu est Dieu partout, dans une crèche ou dans un temple, sur un autel d’or ou d’argile. Jamais son infortune ne lui arracha la plus petite concession ; sa hauteur croissait en raison de son abaissement ; son diadème était son nom ; il avait l’air de dire : « Tuez-moi, vous ne tuerez pas les siècles écrits sur mon front. » Si l’on avait ratissé ses armes au Louvre, peu lui importait : n’étaient-elles pas gravées sur le globe ? (…) (Sa) foi inébranlable dans son rang est la puissance qui lui rendit le sceptre (…) Le banni sans soldats se trouvait au bout de toutes les batailles qu’il n’avait pas livrées. Louis XVIII était la légitimité incarnée ; elle a cessé d’être visible quand il a disparu ».

A retenir

105ème Pèlerinage de l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) à Sainte-Anne

les samedi 23 et dimanche 24 septembre 2017.

La Messe du dimanche, à 10 heures, sera célébrée sur la paroisse de Brec’h (non loin du sanctuaire de Sainte Anne) à la « chapelle du champ des Martyrs ». L'historien Reynald Sécher donnera la conférence du dimanche après-midi et participera au pèlerinage.

Samedi 23 septembre

  • 14h00 : Accueil à la Fontaine (près de la Scala Santa) à Sainte-Anne d’Auray
  • 14h30 : Visites : « Monument funéraire de la Famille de Ségur – Chapelle Sainte Avoye - Saint-Goustan »
  • 18h00 : Chapelet devant la Fontaine à Sainte-Anne d’Auray,
  • 19h30 : Buffet « salle Jean XXIII » (près de la basilique) - Veillée

Dimanche 24 septembre

  • 9h30 : Confessions - Chapelet, à la chapelle du Champ des Martyrs
  • 10h00 : Messe, à la chapelle du Champ des Martyrs. Renouvellement de la consécration de l’UCLF au Sacré-Cœur
  • 12h00 : Dépôt de gerbes au monument du Comte de Chambord. Allocution du président de l’UCLF
  • 12h30 : Repas : « salle Jean XXIII » (près de la basilique)
  • 15h00 : Conférence : « de 1789 à 1792, de la monarchie à la république » par Reynald Secher. Après-midi : stands
  • 17h30 : Clôture de la journée

Tarifs

  • Buffet du samedi soir : 15 €/personne
  • Repas du dimanche + conférence : 30 €/personne Possibilité de pique-nique dans la salle (apporter ses provisions)
  • Conférence seule (adultes) : 10 €/personne

Renseignements et inscriptions

Courrier : 
Fédération Bretonne Légitimiste (F.B.L.)
2 rue de Coëtquen Saint-Solen 22100 Lanvallay

Téléphone : 02 97 57 62 06 - 06 75 26 57 65

Citation

« Je ne puis oublier que je suis roi de France ».
Louis XVIII

Evénement

L’image contient peut-être : personnes debout et intérieur

Grand'Messe solennelle de la Saint-Louis
pro Rege, Delphino & Francia
en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois
ce vendredi 25 août A.D. 2017

Déclaration royale



C'est avec une grande joie que nous recevons en ce jour et que nous répercutons le message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, adresse à tous les Français, à l'occasion de la fête de Saint Louis, son ancêtre et son céleste protecteur.

Mgr le Prince Louis de Bourbon
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.

Déclaration de la Saint-Louis, 25 août 2017


Chers Français,

En ce 25 août, fête de mon aïeul Saint Louis, premier laïc canonisé, mais aussi modèle des gouvernants ayant su concilier, par sa foi, les rigueurs du pouvoir et le respect des hommes, nous pouvons, une nouvelle fois nous  interroger sur la France.

Quinze siècles d'histoire de la royauté, dont on s'accorde à dire qu'elle l'a fondée et formée, me donnent toute légitimité pour m'exprimer au nom de la tradition dont je suis l'héritier et montrer ce qu'elle peut encore apporter aujourd'hui et pour demain.

En effet, les interrogations et inquiétudes partagées sont grandes.

Fidèle à ma ligne de conduite je m'abstiens de toute polémique vis-à-vis de ceux qui ont en charge les affaires publiques, me plaçant résolument sur un autre plan.

J'observe que la France est soumise à d'importantes tensions. Certaines proviennent de l'extérieur. Elles concernent à la fois sa sécurité mise à mal par des forces hostiles qui voudraient imposer leurs pratiques archaïques par des actes aveugles et barbares au coeur même de notre société et le développement des communautarismes brisant l'unité et la solidarité, piliers constitutifs de la France.

Mais les tensions viennent aussi de l'intérieur quand la France ne semble plus avoir exacte conscience de ce qu'elle est. Entre des repentances sans objet et l'abandon de ses racines gréco-latines et chrétiennes, le pays est plus que dérouté et ne sait plus ni d'où il vient ni sur quoi il s'est bâti.

Dès lors, le doute l'emporte sur l'espérance. La France semble peiner, parfois, à affronter l'avenir d'où le désenchantement qui frappe les Français et notamment les jeunes générations. Certains disent qu'ils n'ont plus d'avenir ou bien un avenir sombre fait de précarité et d'incertitude. Quelle société bien cruelle et contre-nature que celle qui crée un tel découragement chez ses enfants ! Au contraire la politique doit être école d'énergies et d'espoir partagés collectivement et portés par ceux qui entrent dans la vie active.

Une attitude négative, voire passéiste ou nostalgique d'un passé révolu, une attitude de regret permanent et de résignation, n'aide en rien à construire l'avenir. Cela d'autant plus que la France est, désormais, insérée dans le cadre de la mondialisation. Regarder plus en arrière qu'en avant, arc boutés sur des pratiques dépassées, ne ferait que jouer en notre défaveur. Bien au contraire, les rois nous ont appris à réagir et à anticiper dans les moments où tout semblait perdu. C'est alors qu'ils ont toujours fait preuve de plus d'audace. Retrouvons donc cet esprit conquérant qui fut celui des grandes heures de l'Histoire de France et qui demeure toujours en chacun d'entre nous.

Il passe par un état d'esprit à retrouver. Il commence par la confiance à redonner à la jeunesse notamment en répondant mieux à ses besoins et attentes, se poursuit par l'acceptation des évolutions et enfin en sachant redonner place aux valeurs et à un certain sens de la gratuité. Or mes déplacements en France au long de l'année et les rencontres que j'y fais dans tous les milieux, me montrent que tout cela est possible même si parfois une chape de plomb semble exister pour décourager les initiatives les plus heureuses. La génération montante me paraît être celle qui porte déjà cette nouvelle approche qu'il convient donc de favoriser.

La jeunesse est le temps de l'initiative et de l'action créatrice. Ces dernières années, elle a montré combien elle savait s'adapter. Ainsi, elle a su maîtriser et comprendre les enjeux des nouvelles technologies avec une aisance naturelle ponctuée d'une grande sagesse en comprenant qu'un instrument n'était pas un but. Elle a su employer la technologie comme un moyen tant pour créer une nouvelle économie, une nouvelle dynamique de travail, que pour recréer des réseaux humains adaptés au nouveau rapport à l'espace et au temps et à la prise en compte de la préservation de notre environnement. Surtout elle sait ne pas être dupe sur leurs limites, afin que la technologie demeure au service de l'homme et du bien commun, et non le contraire. Entrée totalement dans le monde moderne, elle n'en veut pas être esclave. Sur ce point elle est en avance et joue son rôle d'éveilleur et d'éclaireur de notre société.

Cette jeunesse a montré par ailleurs tout son dynamisme, toute sa générosité, toute son exigence dans des combats de civilisation essentiels comme la défense de la vie et de l'intégrité de la personne humaine, de la conception à la mort, la défense de la famille, composée d'un père, d'une mère et de leurs enfants, comme cellule de base de toute société humaine. Les jeunes se retrouvent également dans la défense de la Foi et des valeurs de la Chrétienté, notamment en portant aide et assistance aux Chrétiens d'Orient menacés dans leur existence même par une idéologie barbare.

Voilà l'essentiel et les ferments de l'espérance. En effet, cette nouvelle société déroute peut-être les générations plus anciennes et sans doute, à la différence des plus jeunes, sont-ce elles qui sont le plus angoissées et désenchantées par, finalement, ce qu'elles ont laissé se créer sans le maîtriser. Mais ce changement de paradigme est à l'égal de ceux du passé. Imaginons ce que durent être le passage d'un monde rural à un autre, industriel,  au milieu du XIXe siècle ou, trois siècles avant, celui de la société féodale à celle de la Renaisance. Chaque fois cela avait perturbé nombre de certitudes et de conservatisme de droits acquis, et les nouvelles générations, encouragées par le pouvoir royal, l'ont pris à bras le corps. Personnellement, j'aime m'entretenir avec les jeunes entrepreneurs d'aujourd'hui car il me semble qu'ils sont totalement dans la tradition française qui est d'aller de l'avant. Par le passé, animée par un tel esprit, la France a pu faire triompher son modèle social. Ce qui était important hier l'est encore plus aujourd'hui dans notre société planétaire. Mais il faut aussi savoir raison garder et demeurer prudent face à certaines pratiques. De même qu'il faut repousser toutes les manipulations contre-nature, il convient de faire attention à ne pas créer cette société à deux vitesses que les observateurs dénoncent aussi, à juste titre. La réussite des uns ne doit pas se faire aux dépends des autres. Un pays est une aventure collective. Il ne doit pas y avoir de laissés pour compte. Ce ne serait pas conforme à la tradition française qui a toujours été le pays de l'ascenseur social. Le pouvoir a ainsi une responsabilité notamment en matière d'instruction - donner à chacun, selon ses talents, de quoi s'épanouir - et d'éducation en sachant faire de la formation non pas une matière froide et un simple acquis de connaissance, mais un des éléments de l'éthique qui permet à un jeune de devenir un adulte responsable. Tel est bien ce que ma femme et moi ressentons et que nous voulons transmettre à nos enfants. Ce supplément d'âme est nécessaire. Les décennies passées furent sans doute bien fautives sur ce point, ayant trop privilégié les aspects matériels, la consommation et les profits à court terme. Or l'homme n'est pas qu'un corps dont il faut satisfaire les besoins immédiats et à qui il faudrait octroyer toujours plus de droits, ignorant des devoirs essentiels vis-à-vis des autres et notamment des plus fragiles. Les jeunes adultes rappellent en permanence qu'il y a une nécessité à donner du sens à la vie, à retrouver de saines limites, à voir haut. Ainsi la société d'aujourd'hui et celle de demain seront réenchantées.

Dès lors les notions de solidarité et de bien commun doivent redevenir les moteurs de l'action politique et sociale. Le sens de cette action est celui de l'homme, de l'homme corps et âme, seule vraie mesure de l'action politique. Ce n'est pas un hasard si les deux rois les plus appréciés des Français sont Saint Louis et Henri IV. Le premier a assuré la justice dans un temps où la force primait encore trop souvent sur la justice ; le second a redonné la paix et la prospérité dont le peuple a été le premier bénéficiaire. 

Il appartient à chacun de vouloir en faire son mode de vie. Si les institutions peuvent favoriser ou non le développement, ce sont finalement les hommes et les femmes qui par leur travail, leur enthousiasme, leur abnégation, et parfois leur sacrifice, le font concrètement. Nous le voyons actuellement tout particulièrement vis-à-vis du péril extérieur auquel le pays, comme toute l'Europe, est confronté. Ce ne sont ni les mots ni des gestes compassionnels qui peuvent conjurer les dangers., mais l'action concrète sur le terrain et parfois, mais trop souvent hélas ! le sacrifice de nos soldats. Nous comprenons alors pleinement tout le sens d'une action dont l'homme est la finalité car, si certains acceptent d'être blessés et de mourir, ce n'est pas pour des satisfactions matérielles mais bien parce qu'ils savent que la vraie valeur est celle de la défense de la civilisation, de notre Patrie charnelle et spirituelle, et bien sûr de nos femmes et de nos enfants, et cela n'a pas de prix...

En joignant l'esprit d'initiative et de progrès ordonné au bien commun à la volonté de préserver son identité et ses racines, et de maîtriser son destin, la France retrouvera le goût de l'avenir qui lui permettra de renouer avec la gloire qui a fait d'elle un grand pays, modèle pour le monde,  modèle que le monde attend. Celui que les rois ont voulu. Celui que l'intercession de Saint Louis dont nous commémorions le 720e anniversaire de la canonisation le 11 août dernier, peut nous faire espérer pour demain.

Louis de Bourbon, duc d'Anjou.

Grandes armes de France 

Lettre du 25


Lettre
aux membres et amis de la Confrérie royale
du 25 août A.D. 2017


le 24 août 2017
en la fête de saint Barthélemy, Apôtre

Chers Amis,

         En cette fête nationale de la Saint-Louis, nos vœux s’élèvent vers le Ciel pour Mgr le prince Louis, duc d’Anjou et aîné des Capétiens, notre Roi bien-aimé dont le seul nom est tout un programme, la forme modernisée de Clovis et l’incarnation de la Légitimité et du génie français, au point d’être honoré dans toutes les capitales du monde comme « Louis des Français » !


         Comment ne pas prier ce 25 août le céleste Patron royal avec une ardeur redoublée, en ce 720e anniversaire de la canonisation par la Sainte Église du roi Louis IX ?


         J’eus la grâce, ce 11 août, de célébrer la sainte Messe et de chanter le Te Deum d’action de grâces dans une abbatiale royale visitée par lui, à Évreux, ville de Normandie qui lui offrit la première église, le premier couvent dédiés en son honneur (1299), mais qui n’existent plus hélas !



        Boniface VIII venait à peine de déclarer Saint notre grand roi, que huit jours plus tard naissait au Ciel son petit-neveu, Louis d’Anjou, évêque de Toulouse, à l’âge de 23 ans, à Brignoles, alors qu’il se rendait à Rome à la canonisation de son grand-oncle. Élevé sur les autels vingt ans plus tard, le 7 avril 1317 par Jean XXII, son ancien official, nous célébrons donc aussi cette année le 7e anniversaire de sa canonisation.

Sacre de S. Louis d'Anjou par Boniface VIII à Saint-Pierre de Rome le 30 décembre 1296.
         Associons donc Louis de France et Louis d’Anjou dans notre hommage à la sainteté capétienne !


Petite histoire du procès de canonisation



Dès 1270, le Dominicain Geoffroy de Beaulieu, confesseur du roi, constitua le dossier en vue de la canonisation de Louis IX, composé de 52 chapitres relatant ses hauts faits. Guillaume de Chartres, chapelain du souverain, écrivit de son côté une Vie de Louis qui vint étoffer le dossier.
Dès les funérailles du saint roi, le 22 mai 1271 à la basilique de Saint-Denis, de nombreux miracles se produisirent. Le dossier eut beau être complet et conforme, les démarches s'allongèrent interminablement. Rien moins que neuf papes successifs se penchèrent sur le cas du souverain capétien ! Grégoire X donna à Beaulieu un avis favorable et enthousiaste, mais un concile retint toute son attention. Malgré les interventions de Philippe III, fils de Louis IX, et des évêques de Reims et de Sens, l'affaire traîna pendant des mois, des années. En 1276, Grégoire X mourut. Trois papes se succédèrent au cours des deux années suivantes. En 1278, Nicolas III demanda des informations supplémentaires sur les miracles. Jean de Joinville, biographe et ami du roi, et Simon de Brie, son ancien conseiller, s'exécutèrent et procédèrent à la première enquête officielle et canonique. A la mort de Nicolas III, en 1280, le même Simon de Brie devint pape sous le nom de Martin IV. Le procès redémarra à son initiative.
Mais, devenu pape, Simon de Brie prit du recul. Il réalisa que le dossier avait été bâclé. Voulant aller trop vite, ses auteurs avaient travaillé sans profondeur. Le souverain pontife demanda une seconde enquête canonique qu'il confia à trois prélats, l'archevêque de Rouen et les évêques d'Auxerre et de Spolète. Entre mars 1282 et mai 1283, trente-huit témoins (au nombre desquels on compte le frère du roi, Charles d'Anjou, ainsi que ses fils Philippe III et Pierre d'Alençon) déposèrent sur la vie de Louis IX. Trois cent trente autres témoins firent état des miracles attribués au roi, avant comme après sa mort. Tout était enfin prêt, revu, corrigé et envoyé à Rome où l'ensemble des dépositions fut examiné par trois cardinaux. Mais le procès n'était toujours pas fini à la mort de Martin IV, en 1285. Honorius IV eut juste le temps de vouloir réexaminer les miracles avant de mourir, en 1287. Son successeur Nicolas IV reprit le dossier mais mourut sans avoir non plus terminé, en 1292. Après deux ans de vacance du trône pontifical, Célestin V fut élu, mais démissionna en 1294.
Boniface VIII lui succéda cette même année. Il décida de hâter les choses, espérant ainsi améliorer ses relations, pour le moins orageuses, avec Philippe le Bel. Mais ce n'est que trois ans plus tard (vingt-sept ans après sa mort), le 11 août 1297, sous le règne de son petit-fils Philippe IV le Bel, que le pape Boniface VIII inscrivit Louis IX au rang des Saints. Il l'annonça dès le 4 août en son palais d'Orvieto. Le roi est l'un des premiers laïcs à être canonisé en bonne et due forme ; sa fête est fixée au 25 août, anniversaire de sa naissance à la vie éternelle. Louis IX devient alors Saint Louis. Seule la qualification de martyr, alors qu'il conduisait la huitième croisade, ne fut pas retenue. En canonisant le roi, le pape mit en avant les miracles posthumes qui lui furent attribués mais aussi et surtout les qualités évangéliques qui impressionnèrent ses contemporains : son humilité, son attention sincère portée aux pauvres et aux humbles, son sens du devoir et du sacrifice. L'expression Gloria, laus est le titre de la bulle de canonisation de saint Louis par le pape Boniface VIII qui suggérait un parallèle entre l'entrée glorieuse de Jésus à Jérusalem et celle du roi de France au Ciel.


* 

Admirons le grand saint Louis


Comme souvent dans l’histoire du salut, nous pouvons admirer de belles amitiés entre les Saints. Saint Louis recevait à table, le sanctuaire de l’intimité amicale, saint Bonaventure, et surtout saint Thomas d’Aquin, orphelin de père comme lui, et qui sera canonisé 26 ans après Louis (en 1323).
Et l’on s’étonne de la différence entre l’attitude des mères de ces deux Saints. Prenez la comtesse d’Aquin, Théodora Caracciolo Rossi, qui s’oppose à la vocation monastique de son fils : elle veut bien qu’il soit clerc, mais comme elle l’entend : avec un bon bénéfice et les charges les plus hautes, pas un vulgaire Mendiant. Elle le fait rechercher et arrêter par ses fils ; elle le détient au château maternel, usant cette fois de la douceur de ses filles, que Thomas parvient toutefois à convertir. Emprisonné, il continue de se former et de se consacrer à Dieu. Alors la comtesse laisse de nouveau ses fils s’attaquer à lui : en mettant en pièces son habit religieux, puis en lui envoyant une courtisane (mais quelle horreur pour une famille catholique aveuglée à ce point, de pousser ainsi l’un de ses membres honoré de la bienveillance divine, à pécher !) ; mais Thomas va héroïquement la menacer d’un tison enflammé récupéré dans l’âtre, puis tracer au mur le signe vainqueur de la croix.
Héroïque, saint Louis ne le sera pas moins en abandonnant un royaume grâce à lui prospère, pour se croiser et s’engager dans la belle épopée des Croisades, au service de la Terre Sainte où le roi de France est bien le protecteur des Chrétiens d’Orient.



Mais de qui tirait-il cette docilité aux inspirations célestes, si ce n’est de sa pieuse et digne mère, Blanche de Castille, dont on pourra dire comme de sa future compatriote Thérèse d’Avila – avec la femme forte de l’Écriture –, qu'elle logeait un cœur d'homme dans un corps de femme ? Elle lui donna une formation profondément chrétienne, tant naturellement que surnaturellement, essayant de coopérer à la grâce et de protéger et faire croître l’âme et l’esprit de son fils devenu à douze ans son souverain, sacré à Reims.
Quelle merveille, en effet, qu’une éducation vraiment chrétienne, mes Frères, dès la petite enfance, et quelle sainteté peut-elle former ! Ce sont les années fatidiques pour une vie adulte rayonnante. Quand on ne perd pas de temps, mais que l’on ouvre l’âme des petits à la grandeur à laquelle Dieu les appelle ! Quand les bons principes, et les bonnes habitudes, sont inculqués afin de devenir comme une seconde nature.
Tout le monde connaît le conseil maternel : « Mon fils,  je vous aime énormément mais je préférerais vous voir mort à mes pieds plutôt que de vous voir commettre un seul péché mortel ».


Cette mise en garde donnée comme principe de vie chrétienne, Louis la conservera toujours comme un trésor, comme le secret de sa vie spirituelle, et sera toujours prompt non seulement à l’appliquer, mais à l’enseigner, se faisant non seulement imitateur du Christ mais Apôtre. Nous lisons en effet dans sa Vie :

Quelle piété et chasteté chez ce Saint qui sut adapter à merveille ses affections selon l’ordre requis par Dieu ! Tendre et affectueux envers son épouse chérie, Marguerite de Provence ; bon père de onze enfants ; obéissant envers sa vénérable mère ; fidèle à la mémoire et promesse de son défunt père, en réalisant son vœu de construire l’abbaye de Royaumont ; très attaché à sa sœur, la bienheureuse Isabelle de France, fondatrice de Longchamp. Quelle digne famille ! Roi bon et bon roi, père de ses peuples, frère de ses sujets, serviteur des plus humbles.
Comme nous aimons à contempler sa charité ! Envers Dieu tout d’abord, allant jusqu’à entendre trois Messes dans la matinée sans que cela nuisît en rien à son lourd devoir d’état ; puis envers le prochain, aimé pour l’amour de Dieu : nous connaissons tant les images de lui à genoux devant les pauvres qu’il servait à table, pratique reprise par tous ses successeurs chaque Jeudi Saint, lors du Lavement des pieds.
Et qui osera dire, pour utiliser un anachronisme, que cette délicatesse d’âme et d’amitié avec Jésus eût rendu notre saint roi « janséniste » et triste ? N’est-ce pas lui qui excellera dans toutes les vertus, et non pas des vertus tristes ? Il appliquait à l’avance le conseil de saint François de Sales : « Un Saint triste est un triste saint ».


Tunique chemise de Saint-Louis au trésor de Notre-Dame de Paris.
En bas à gauche, discipline ou escourgette du roi.

Portant le cilice et recevant la discipline, Louis eut beau pratiquer la vertu de pénitence (presque totalement oubliée de nos jours), cela ne l’empêcha pas d’imposer à la Cour la bonne humeur lors des récréations, y prohibant tout sujet de conversation trop sérieux.
La nuit suivant l’héroïque résistance de S. Thomas d’Aquin à la tentation, deux anges lui apparurent pendant son sommeil, et l’un deux lui ceignit les reins d’un cordon, avec une douleur si vive qu’il ne put s’empêcher de pousser un grand cri. En même temps l’ange lui dit: « Au nom du Seigneur, nous te ceignons de la ceinture de la chasteté, qui ne sera jamais dénouée ». Depuis ce temps, il n’eut plus le moindre combat à soutenir contre la chair, et vécut comme un ange dans un corps immaculé. Son ami le roi de France aura à vivre la chasteté d’une autre manière : dans l’état de mariage, et d’un mariage fécond et heureux.
Louis, c’est symboliquement la sainte Couronne d’Épines qu’il aura à ceindre, après avoir dépensé une fortune pour récupérer ce trésor, comme la parabole du trésor trouvé dans un champ ; il la reçut pieds nus et en pénitent, et lui bâtit l’admirable Sainte Chapelle. Le trophée du règne social de Notre-Seigneur est conservé grâce à lui en cette cité de Paris.
Plus encore, S. Louis honora la Couronne d’Épines en vivant sa royauté comme Notre-Seigneur Dont il était le lieutenant ici-bas, en serviteur de Dieu et du bien commun, du Beau, du Bien et du Vrai, en premier Prince de la Chrétienté, donnant son temps à son siècle.
Quel attachement à la justice, première vertu royale, chez le roi justicier, immortalisé dans tous nos esprits sous son chêne de Vincennes !
La sainte Écriture l’affirme, c’est la première mission d’un roi que d’assurer la justice, et le Roi des rois ne fera pas autre chose au jour où sera close l’histoire du monde, que la Sainte Église appelle le « Jour du Jugement », que les Apôtres siègeront pour juger, autour de Celui que Son Père a constitué le Juge suprême, « pour juger les vivants et les morts ».

Grand saint Louis, comme tous vos successeurs, qui avaient sous les yeux cette Heure où ils devraient rendre compte de leur règne et de leur gouvernement, donnez-nous de vous invoquer en récitant cette prière populaire, qui convient tout particulièrement à ceux qui s’apprêtent à rejoindre la Confrérie royale et à prononcer leur Vœu de consécration à la Couronne de France et à son salut :

« Sire le Roi, qui envoyiez Vos plus beaux chevaliers en escoutes à la pointe de l’armée chrétienne, daignez Vous souvenir d’un fils de France qui voudrait se hausser jusqu’à Vous pour mieux servir Sire Dieu et dame Sainte Église.
Donnez-moi du péché mortel plus d’horreur que n’en eut Joinville qui pourtant fut bon chrétien, et gardez-moi pur comme les lys de Votre blason.
Vous qui teniez Votre parole, même donnée à un infidèle, faites que jamais mensonge ne passe ma gorge, dût franchise me coûter la vie.
Preux inhabile aux reculades, coupez les ponts à mes feintises, et que je marche toujours au plus dru.
Ô le plus fier des barons français, inspirez-moi de mépriser les pensées des hommes et donnez-moi le goût de me compromettre et de me croiser pour l’honneur du Christ.
Enfin, Prince, Prince au grand Cœur, ne permettez pas que je sois jamais médiocre, mesquin ou vulgaire, mais partagez-moi votre Cœur Royal et faites qu’à Votre exemple, je serve à la française, royalement.
Ainsi soit-il ».

Vive saint Louis ! Vive Louis XX, fils de saint Louis ! Vive le Dauphin Louis ! Et vive le royaume de France, patrie de saint Louis !

Nouveau buste-reliquaire de Saint Louis, réalisé fin XIXe s., pour abriter la mâchoire inférieure et la côte du saint roi, aujourd'hui au trésor de Notre-Dame de Paris.


Pro Rege et Francia
Ad pristinum Regnum restituendum

Abbé Louis de Saint-Taurin X
Grand-Prieur



Saint Louis, à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.