1er janvier


"Suspendons nos douleurs sur nos deuils domestiques et voyons ce qui peut se faire pour sauver le Royaume".
Louis XIV au maréchal de Villars en 1712.




La Confrérie royale
présente ses meilleurs voeux 
de sainte année 2018 et de prospérité
et l'assurance de ses prières

à LL.MM. le Roi et la Reine
à Mgr le Dauphin,
à Mgr le prince Alphonse,
à Madame
ainsi qu'à toute la Famille royale,

au Secrétariat du Prince,

à l'Institut de la Maison de Bourbon,
à son président le duc de Bauffremont,
à son président d'honneur le prince de Bauffremont 
et à la princesse de Bauffremont,
à tous ses membres,


à l'Union des Cercles Légitimistes de France
à son président, 
aux sénéchaux & présidents de Cercles
et à tous leurs membres

à ses Amis et Bienfaiteurs,
à toutes les institutions associées
et à tous les Régnicoles.

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ANNO MMXVIII DOMINI
de l'an de grâce 2018 de l'Incarnation de Notre-Seigneur

Fin de l'année



Evénement


Rappel à Dieu de Monsieur le Prince-Dauphin

S.A.R. le prince François d'Orléans,
Dauphin d'Auvergne,
Prince du sang

R.I.P.

Photographie publiée par son frère, Mgr le prince Jean d'Orléans.

S.A.R. le prince François d'Orléans est décédé dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 décembre 2017, à l'âge de 56 ans. Né le 7 février 1961 après avoir été atteint de toxoplasmose comme sa soeur Blanche, il était prince du sang et 75e successible à la Couronne de France. Dauphin d'Auvergne depuis 1999 en tant que fils aîné du duc de Montpensier (titre porté de droit par son père, Mgr le duc d'Orléans), il laisse quatre frères et soeurs.
S.A.R. le prince Jean d'Orléans, son frère cadet, devient le nouveau Dauphin d'Auvergne.


La Confrérie royale
présente ses plus sincères condoléances
à S.M. le Roi
ainsi qu'à 
Mgr le duc d'Orléans et Mme la princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg,
Monsieur le Prince-Dauphin et Mme la princesse Jean d'Orléans,
LL.AA.RR. les princes de la branche d'Orléans

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De profundis clamavi ad te, Domine, Domine, exaudi vocem meam.
Fiant aures tuæ intendentes in vocem deprecationis meæ.
Si iniquitates observaveris, Domine, Domine, quis sustinebit ?
Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Sustinuit anima mea in verbo ejus, speravit anima mea in Domino.
A custodia matutina usque ad noctem, speret Israël in Domino.
Quia apud Dominum misericordia, et copiosa apud eum redemptio.
Et ipse redimet Israël ex omnibus iniquitatibus ejus.
Requiem aeternam dona eis Domine, et lux perpetua luceat eis.

V/ A porta inferi.
R/ Erue, Domine, animam ejus.

V/ Requiescat in pace. R/ Amen.

V/ Domine exaudi orationem meam.
R/ Et clamor ad Te veniat.

Oremus.

Deus, cui próprium est miseréri semper et párcere, te súpplices exorámus pro anima fámuli tui Francisci, quam hodie de hoc sǽculo migráre iussísti : ut non tradas eam in manus inimíci, neque obliviscáris in finem, sed iúbeas eam a sanctis Angelis súscipi, et ad pátriam paradísi perdúci ; ut quia in te sperávit et crédidit, non pœnas inférni sustíneat, sed gáudia ætérna possídeat. Per Christum Dóminum nostrum. R/ Amen.

31 décembre

Médaille commémorative de la Donation de Constantin à saint Sylvestre Ier, pour son 16e centenaire.

Saint Pie X entouré par saint Constantin (avec le Labarum) et sainte Hélène (avec la Sainte Croix).

Citation

"Mais suspendons nos douleurs sur nos deuils domestiques et voyons ce qui peut se faire pour sauver le Royaume".

Louis XIV au maréchal de Villars en 1712.

Famille royale


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Famille royale

Duchesse de Franco - deuil.jpg


luis-alfonso-gtres1
S.M. le roi Louis XX avec son aïeule maternelle, S.Exc. feue la duchesse de Franco, 
aux noces des actuels Souverains Catholiques en 2004.

Message du Prince en hommage à sa grand-mère

Mgr le prince Louis de Bourbon a communiqué aux abonnés de sa page Instagram cet émouvant message d'un petit-fils à sa chère grand-mère, qui l'hébergea depuis la tragique mort de son père, feu le prince Alphonse, jusqu'à ses 29 ans. Nul doute que cette Grande d'Espagne, qui restera pour l'Histoire comme pour la Famille royale une "Grande Dame", aura choyé et pris soin de l'aîné des Capétiens, que les Lois fondamentales du Royaume désignent comme notre Roi légitime.
  • "Dieu a repris Man (R.I.P.), mais elle ne s'en est pas allée : je la garderai TOUJOURS dans mon COEUR. Elle est passée discrètement durant 91 ans, laissant un SOUVENIR merveilleux à tous ceux qui la connurent, et pour moi un VIDE énorme.
  • Chère MAN, tu seras toujours ma CHERE GRAND-MERE, ma SECONDE MERE, l'un de mes PILIERS, et mon EXEMPLE à suivre (tu as été une grande CHRETIENNE, avec de nombreuses VALEURS et très DEBONNAIRE ; tu aimais VOYAGER et DECOUVRIR d'autres lieux ; tu étais des personnes les plus ERUDITES que j'ai connues, avec une grande MEMOIRE et toujours AU COURANT de tout ; nous partagions nos PASSIONS comme profiter de la NATURE et voir jouer au football la Sélection espagnole ou le Real Madrid ; la GRANDE DAME que tu as toujours été m'impressionna, avec ton SAVOIR ÊTRE, ton ELEGANCE, ton INTEGRITE, ta SERENITE, ton ALLEGRESSE, ta PATIENCE, ta SINCERITE, ta FORCE et ton OUVERTURE D'ESPRIT).
  • S'il fallait te définir, je répéterais ce qu'avait dit mon cousin : "Man est Man".
  • Je t'aime beaucoup".
  • Dios se ha llevado a Man (d.e.p), pero ella no se ha ido: la tendré SIEMPRE en mi CORAZON.Pasó de puntillas durante 91 años, dejando un RECUERDO fabuloso a todos los que la conocieron y a mí un VACÍO enorme. Querida Man, siempre serás mi SUPER ABUELA, mi SEGUNDA MADRE, uno de mis PILARES, y mi EJEMPLO a seguir (fuiste una gran CRISTIANA, con muchos VALORES y muy BONDADOSA; te encantaba VIAJAR y DESCUBRIR otros lugares; eras de las personas más CULTAS que he conocido, con una gran MEMORIA y siempre INFORMADA de todo; compartíamos AFICIONES como disfrutar de la NATURALEZA y ver jugar al FUTBOL a la SELECCIÓN ESPAÑOLA o al REAL MADRID; me impresiona la GRAN SEÑORA que siempre fuiste, con tu SABER ESTAR , tu ELEGANCIA , tu INTEGRIDAD , tu SERENIDAD , tu ALEGRIA , tu PACIENCIA , tu SINCERIDAD , tu FORTALEZA y tu APERTURA DE MENTE ).Si hubiera que definirte, repetiría lo que dijo mi primo : “MAN ES MAN”.Te quiero mucho.

Evénement



Au nom de la Confrérie royale,
est célébrée ce vendredi 29 décembre A.D. MMXVII
une 
Messe de Requiem
pour le repos de l'âme de
S.Exc. la 1re duchesse de Franco
Grande d'Espagne,
fille unique du Généralissime
et grand-mère maternelle de
S.M. le Roi Très-Chrétien.

Rappel à Dieu de Madame la Duchesse de Franco (29 décembre 2017)

Duchesse de Franco - deuil.jpg

Souvenez-vous dans vos prières de
Madame la Duchesse de Franco
aïeule maternelle de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
rappelée à Dieu ce vendredi 29 décembre 2017,
munie des sacrements de la Sainte Eglise.

Duchesse de Franco - Copie.jpg

Fille unique du Généralissime Francisco Franco, née à Oviedo le 14 septembre 1926, Maria del Carmen Franco y Polo, première duchesse de Franco, épouse du marquis de Villaverde, grande d'Espagne, est décédée ce vendredi 29 décembre 2017 à son domicile madrilène.
Il y a quelques semaines, avait été annoncé que Madame la Duchesse souffrait d'un cancer en phase terminale. Elle a reçu les derniers sacrements le jeudi 28 décembre, alors que la Princesse Marie-Marguerite de Bourbon, duchesse d'Anjou, se trouvait auprès d'elle.
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, son petit-fils, de jure SMTC le Roi Louis XX, a lui-même annoncé son décès ce vendredi 29 décembre dans la matinée.

La Confrérie Royale présente ses respectueuses condoléances à la Famille Royale et prie pour le repos de l'âme de Madame la Duchesse de Franco.

De profundis clamavi ad te, Domine, Domine, exaudi vocem meam.
Fiant aures tuæ intendentes in vocem deprecationis meæ.
Si iniquitates observaveris, Domine, Domine, quis sustinebit ?
Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Sustinuit anima mea in verbo ejus, speravit anima mea in Domino.
A custodia matutina usque ad noctem, speret Israël in Domino.
Quia apud Dominum misericordia, et copiosa apud eum redemptio.
Et ipse redimet Israël ex omnibus iniquitatibus ejus.
Requiem aeternam dona eis Domine, et lux perpetua luceat eis.
 
V/ A porta inferi.
R/ Erue, Domine, animam ejus.
 
V/ Requiescat in pace.
R/ Amen.
 
V/ Domine exaudi orationem meam.
R/ Et clamor ad Te veniat.
 
Oremus.
Deus, cui próprium est miseréri semper et párcere, te súpplices exorámus pro anima fámulae tuae, quam hodie de hoc sǽculo migráre iussísti : ut non tradas eam in manus inimíci, neque obliviscáris in finem, sed iúbeas eam a sanctis Angelis súscipi, et ad pátriam paradísi perdúci ; ut quia in te sperávit et crédidit, non pœnas inférni sustíneat, sed gáudia ætérna possídeat. Per Christum Dóminum nostrum. 
R/ Amen.

Neuvaine pour le Règne de Dieu

Du 28 décembre au 5 janvier

Neuvaine 
pour l'établissement du Règne de Dieu



Adveniat Regnum Tuum ! 


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En cette Neuvaine officielle de la Confrérie, M. l’abbé de Saint-Taurin célébrera chaque jour le saint-sacrifice de la Messe « ad pristinum Regnum restituendum », afin de hâter la restauration du Royaume (paroles tirées de l’office de sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale »). Le saint jour de l’Épiphanie, la Messe sera dite en l’honneur de sainte Jehanne d’Arc et des Rois Mages « Pro Rege et Francia ». 

Chaque confrère est instamment invité à s’y associer, à se confesser, à assister si possible chaque jour à la sainte Messe et à y communier en offrant sa communion à cette intention, qui est l’objet-même de la Confrérie royale. La prière à réciter sans fin est l'oraison dominicale, Notre-Seigneur Lui-même nous enseignant à demander l'avènement de Son Règne d'amour et de vérité.

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Première communion de sainte Jehanne d’Arc.

La Neuvaine sert de préparation idéale à la grande fête de l’Épiphanie, liturgiquement plus importante encore que celle de la Nativité de Notre-Seigneur  Jésus-Christ, et qui n’a d’égale que la Fête-Dieu.

De même que la fête de la Nativité de Notre-Seigneur correspond au baptême de notre premier roi Clovis par saint Remi en 496, et donc à la naissance du Royaume de France, de même l’Épiphanie, la « Fête des Rois », correspond à la naissance de notre héroïne nationale et Patronne en second de notre Patrie, en 412.

Vénérable abbé Henri Marie Boudon
"C'est une pratique très-louable de plusieurs communautés, et d'autres personnes particulières, qui a commencé de s'établir en différentes provinces, et même en différents royaumes, de finir et de commencer toutes les années par une application spéciale au règne de Dieu. Que nous serions heureux si nous y donnions l'attention de tous nos esprits, et l'affection de tous nos cœurs durant toute notre vie, et à la mort, pour le pouvoir faire éternellement après notre mort ! On ne peut jamais ni mieux finir, ni mieux commencer les années. Pour cela on commence une neuvaine de dévotions le jour de la fête des saints Innocents, qui se termine la veille de la fête de la sainte Epiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qui est le jour qu'Il a commencé de régner sur nous autres Gentils en la personne des Mages ; et ainsi c'est la grande fête de tout le Christianisme." 
Vénérable abbé Henri-Marie Boudon (1624-1702)grand-archidiacre d'Evreux et apôtre des saints Anges au XVIIe siècle 

Tous les jours de cette neuvaine on pense aux moyens de l'établissement du règne de Dieu ; on recherche en nous tout ce qui est contraire à l’établissement de ce Règne et on se confesse pour permettre à Dieu d’établir ce Règne en nous plus pleinement. 

Le vénérable abbé Henri-Marie Boudon demande même que l’on assiste tous les jours à la Messe et que l’on communie pour que le règne de Dieu vienne en nous, mais aussi sur toute la terre.

Offrir ses peines quotidiennes, recourir à l'immaculée Mère de Dieu et à son Cœur immaculé ainsi qu’aux neuf chœurs des bons Anges, nous aidera à devenir des Saints. 

Chaque jour de la neuvaine peut être consacré à chacun des chœurs des Esprits bienheureux.
  1. On révère le premier jour les saints Anges du dernier chœur ; et c'est de ce chœur dont la divine Providence les prend ordinairement pour être les gardiens des hommes ;
  2. le second jour, les Archanges ; ce sont ces esprits bienheureux qui ont soin des provinces et des affaires publiques ;
  3. le troisième, les Principautés, qui veillent sur l'Eglise et sur les royaumes, et sur ceux qui les gouvernent ;
  4. le quatrième, les Vertus ; Dieu S'en sert pour prendre soin des cieux, de la terre, des eaux, des éléments, et ce sont les ministres de Ses grandes merveilles et de Sa toute-puissance ;
  5. le cinquième, les Puissances ; ce sont les anges qui résistent spécialement aux démons, et qui en empêchent le pouvoir ;
  6. le sixième, les Dominations, qu'Il emploie pour détruire ce qui est opposé à son divin empire, et pour l'établir ;
  7. le septième, les Trônes ; ce sont les anges de Sa paix divine dans les particuliers et dans les Etats ;
  8. le huitième, les Chérubins ; ce sont les esprits de Sa science et de Ses admirables lumières ;
  9. le neuvième, les Séraphins ; c'est par-eux qu'Il opère les grands effets de Son plus saint amour.
Christ-Roi, Baptistère de la Cathédrale de Padoue
On implorera aussi le secours de tous les Saintsde saint Josephde saint Jean-Baptistedes saints Apôtres et en particulier de saint Pierre et de saint Paul et de saint Jean l'Evangéliste.

Pratique de la Neuvaine 


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Ô très-sainte et suradorable Trinité, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne vienne. Que le moment de la mort est aimable dans cette vue ! Ainsi soit-il. Venez, Seigneur Jésus.
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V/ Emitte Spiritum Tuum et creabuntur.
R/ Et renovabis faciem terrae.

Oremus.
Deus, Qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in Eodem Spiritu recta sapere, et de Ejus semper consolatione gauder. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

La Sainte Famille par Francesco Raibolini, Bologne, vers 1450


 Oraison à la Très Sacrée Vierge Marie


Je vous salue, ô Marie, Fille bien-aimée de Dieu le Père ;
Je vous salue, ô Marie, Mère de Dieu le Fils ;
Je vous salue, ô Marie, très-digne Epouse du Saint-Esprit Dieu ;
Je vous salue, ô Marie, divin Temple de toute la très-sainte et adorable Trinité. 

Ô très-sacrée Vierge, abîmé dans mon néant, je vous demande en toute humilité, par toutes ces divines qualités qui vous unissent d'une manière ineffable avec toute la très-sainte Trinité, que mon esprit et mon cœur soient entièrement purifiés par la grâce de votre Fils, l'adorable Jésus, afin que mon âme n'apporte plus d'obstacle à tout ce que les trois Personnes divines voudront opérer en elle, afin qu'étant net de cœur je les puisse voir partout, où elles sont plus véritablement qu'aucune des choses visibles qui y sont.

Que je puisse voir en toutes choses le Père éternel engendrant Son Fils, et le Père et le Fils produisant le Saint-Esprit.

Que comme il est vrai que nous marchons, que nous nous reposons, que nous touchons, que nous voyons, que nous entendons, que nous pensons, que nous parlons, voulons et faisons tout dans l'être infini de Dieu, dans les trois Personnes adorables de la très-glorieuse Trinité, ah ! qu'il puisse aussi être vrai qu'en toutes choses, sans réserve, adorant, bénissant, aimant, et glorifiant cette Trinité suradorable, nous accomplissions avec une parfaite soumission Ses ordres, à ce que Son règne soit établi au-dedans de nous et par tous les siècles des siècles.

Amen, amen. Fiat, fiat. Ô Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul !

Brésil

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Baptême d'un prince capétien au Brésil






Le prince Jean-Antoine, fils du prince et de la princesse Jean-Philippe d'Orléans-Bragance, mariés en 2013, a été baptisé à Rio de Janeiro. Il est le frère d'Isabelle, née en 2015, le 101e successible à la Couronne de France (juste avant S.M. l'empereur titulaire du Brésil) et porte à 121 les princes capétiens successibles. (Source)


25 décembre


Robert le Pieux à l’office dans la cathédrale d’Orléans. Robinet Testard, Grandes Chroniques de France, vers 1471, Paris, Bibliothèque nationale de France, Fr.2609.

987 - 25 décembre - 2017

1030e anniversaire du sacre de 

Robert II le Pieux,

fils de Hugues Capet, disciple de Gerbert d'Aurillac et roi associé,

à Orléans par Adalbéron de Reims


Devenu roi des Francs, Hugues souhaite en finir avec l'alternance entre Carolingiens et Robertiens pour le trône de France. Eudes en 898 et Robert Ier en 923 ayant eu des Carolingiens pour successeurs. C’est ainsi qu’il propose à Adalbéron l’association de Robert au trône. L’archevêque de Reims est hostile à cette proposition et selon Richer, il aurait répondu au roi : « on n’a pas le droit de créer deux rois la même année ». On pense que Gerbert d’Aurillac (qui est lui-même proche de Borell II qui fut un temps son protecteur), serait alors venu au secours d’Hugues pour convaincre le prélat d’évoquer l’appel du comte Borell II, comte de Barcelone, demandant l’aide du nouveau roi pour lutter contre Al-Mansur. Si Hugues venait à mourir, qui lui succéderait ? Sous la contrainte, Adalbéron cède.

À la différence de celui d’Hugues Capet, le sacre de Robert est raconté précisément par Richer de Reims (jour et lieu bien identifiés). Vêtu de pourpre tissé de fils d’or, comme le voulait la tradition, le jeune garçon de quinze ans est acclamé, couronné puis sacré par l’archevêque de Reims le 25 décembre 987 dans la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans. Le chroniqueur souligne que Robert est seulement « roi des peuples de l’Ouest, depuis la Meuse jusqu’à l’Océan » et non pas « roi des Gaulois, des Aquitains, des Danois, des Goths, des Espagnols et des Gascons » comme son père. Aussitôt associé, Hugues veut pour son fils une princesse royale mais l’interdiction d’épouser des personnes sous le seuil du troisième degré de parenté, l’oblige à chercher en Orient. Il fait rédiger une lettre de la plume de Gerbert qui demande au basileus, Basile II, la main de sa fille pour le jeune Robert. Aucune réponse ne parvient. Finalement, sous la pression de son père, Robert doit épouser, au printemps 988, Rozala d'Italie, trentenaire et veuve d'Arnoul II, comte de Flandre et fille de Bérenger II, roi d’Italie. Elle apporte à la royauté capétienne Montreuil, le Ponthieu et une possible tutelle sur la Flandre étant donné le jeune âge de son fils Baudouin II. (Source)

25 décembre

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800 - 25 décembre - 2017

1217e anniversaire du couronnement de

saint Charlemagne empereur d'Occident

par saint Léon III

Mosaïque de la Basilique Saint-Jean de Latran

Mosaïque de la basilique Saint-Jean-de-Latran de Rome présentant sur la droite le pape Léon III et Charlemagne, agenouillés aux pieds de saint Pierre. Ce dernier leur remet les clefs et la bannière, symboles de leurs pouvoirs respectifs.

Charlemagne considère que la dignité impériale ne lui est conférée qu'à titre personnel, pour ses exploits, et que son titre n'est pas appelé à lui survivre. Dans ses actes, le souverain se titre « empereur gouvernant l’Empire romain, roi des Francs et des Lombards » (Karolus, serenissimus augustus, a Deo coronatus, magnus et pacificus imperator, Romanum gubernans imperium, qui et per misericordiam Dei rex Francorum et Langobardorum). Dans son testament, en l'an 806, il partage l'Empire entre ses fils, suivant la coutume franque, et ne fait aucune mention de la dignité d'empereur. C'est seulement en 813, quand il n'a plus qu'un seul fils encore vivant, le futur Louis le Pieux, que Charlemagne décide dans son testament du maintien de l'intégralité de l'Empire et du titre impérial.
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Selon les lettrés de l'époque, comme Alcuin, le prince idéal doit avoir un but religieux, et lutter contre les hérétiques et les païens, y compris hors des frontières. Mais il doit avoir aussi un but politique : ne pas se contenter de la dignité royale, et devenir empereur d'Occident. Léon III va dans ce sens, mais pour lui le pouvoir spirituel l'emporte sur le pouvoir temporel, ce qui explique cette organisation lors du couronnement de Charlemagne.
Avec ce sacre, Charlemagne est désormais présenté comme un « nouveau David », un Christus domini (un « prêtre-roi »). (Source)

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25 décembre

496 - 2017

1521e anniversaire du royaume de France

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"France, Fille aînée de l'Eglise,

es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?"

Jean-Paul II

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25 décembre

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En ce jour anniversaire de la Nativité du Seigneur

et de la naissance de la France

par le baptême de notre premier roi Clovis,


la Confrérie royale

souhaite à la Famille royale

ainsi qu'à tous ses amis et bienfaiteurs

un saint et joyeux Noël.

Noël ! Noël ! Noël !

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Lettre du 25

Lettre mensuelle

aux Amis et Bienfaiteurs

de la Confrérie royale

(25 décembre 2017)



« Noël ! Noël ! » C’est par ce cri naïf que les Français saluaient l’arrivée de leurs rois au sein de leurs cités et de leurs provinces, en souvenir du jour-anniversaire où la France avait été engendrée à la foi. C’est que « Noël est devenu signe de l’unité française »[1] en marquant de son rayonnement le destin religieux et national de la France.

La France est née à Noël

La vocation de la France s’est en effet décidée au jour de la fête de la Nativité de Notre-Seigneur de l’an 496, en ce baptistère de Reims où Clovis devint fils de Dieu et de Son Église avec ses quelque 3.000 compagnons de guerre. « Courbe la tête, fier Sicambre, abaisse humblement ton cou », lui dit alors S. Remi[2], faisant le lien avec la fête liturgique de ce jour : comment ne t’inclinerais-tu pas devant Celui qui s’abaisse en partageant aujourd’hui notre misère ?

Il n’y avait pas qu’un symbolique parallélisme entre la naissance temporelle de Jésus-Christ et la naissance spirituelle des Francs : dans cette rencontre, un pacte était signé qui engagerait pour toujours la France à soutenir le règne d’idéal inauguré par le divin Enfant de Bethléem. Ainsi devait l’interpréter la Loi salique, en des acclamations triomphales dignes de cette première et la plus noble de toutes nos chartes : « Vive le Christ qui aime les Francs ! Qu’Il garde leur royaume, qu’Il remplisse leurs chefs de la lumière de Sa grâce, qu’Il protège leur armée, qu’Il leur accorde l’énergie de la foi, qu’Il leur concède par Sa clémence, Lui, le Seigneur des seigneurs, les joies de la paix et des jours pleins de félicité ».

Souhaits jamais mieux réalisés ni programme mieux accompli que par Charlemagne, comme le signifiera encore l’Étoile de Noël illuminant le sacre de l’an 800 à Rome. De tous les rois venus s’agenouiller devant la Crèche, nul plus que le conquérant à « la barbe fleurie » ne pouvait abaisser tant de gloire devant la Petitesse divine. Protecteur de la sainte Église de Dieu, le saint pape Léon III le couronna « Empereur des Romains », Imperator Romanorum, dans la triple tradition : biblique, avec pour modèle David, exemplaire du roi sacré dans l’Ancien testament ; impériale, marquée par la personnalité d’Auguste, premier empereur romain ; et chrétienne, incarnée par celle de Constantin, premier empereur chrétien.

Le roi de France : l’« Emmanuel temporel »

Le cri de Noël ! Noël ! au sacre du roi de France renvoie également au pouvoir délégué que celui-ci tient de Notre-Seigneur. Par cette référence, la foule rendait hommage au divin Emmanuel (« Dieu avec nous ») qu’elle croyait voir présent dans le roi-lieutenant, « tenant-lieu » de Dieu dans la sphère temporelle. L’on comprend alors que la Nativité ait été une fête privilégiée pour nos Rois : baptême de Clovis (496), couronnement comme empereur d’Occident de Charlemagne (800) tout comme son petit-fils Charles le Chauve (875), sacre de Robert II le Pieux (987).

Si « toute autorité vient de Dieu » (Rom. 13, 1), comme d’ailleurs toute paternité (cf. Éph. 3, 15), combien plus manifeste l’est l’autorité royale en France, détenue par le « père » des Français. Si dans la Personne du Christ, « Son pouvoir royal repose sur cette admirable union [entre la nature divine et la nature humaine] qu’on appelle l’union hypostatique »[3], ce pouvoir est sur terre délégué : dans le domaine spirituel, au Souverain-Pontife sur toute l’Église ; dans le domaine temporel, au Souverain-Roi sur tout la France.

La cérémonie du sacre vient investir par grâce le roi désigné par les lois fondamentales du Royaume des lys du pouvoir détenu par nature par le Seigneur du Royaume des Cieux. Sacrement d’institution ecclésiastique, le sacre est destiné à « faire » le roi de France, comme l’Ordre, sacrement d’institution divine, « fait » les évêques et les prêtres. Le sacre est alors pour le roi-vassal le serment solennel d’être fidèle à maintenir la lettre et l’esprit de la loi constitutionnelle donnée à la France par le « Souverain Droiturier »[4]. La lettre, c’est la loi chrétienne ; l’esprit, c’est celui de Notre-Seigneur Lui-même. Qu’on lise le Pontifical : on y trouvera que le Prince n’est sacré que pour faire régner le droit chrétien : inviolable justice pour tous, protection particulière des faibles et des petits.

À l’école de Noël

Grâce à Noël, c’est dès lors tradition française d’unir vaillance et charité, de mettre l’épée au service de la faiblesse. Tradition française encore d’unir joie et héroïsme, comme en offre la légendaire épée du grand Charlemagne, appelée du beau nom de Joyeuse : « C’est la joie, en effet, écrit Joseph Bédier, que respirent les chevaliers, la joie hautaine d’avoir librement accepté leur tâche et d’aimer la gloire, celle que l’on conquiert au service d’une juste cause et dont on jouit sur terre, puis au Paradis en fleurs, parmi les Innocents ».

Charles VII en roi mage (1456).

Les merveilles d’art nous rendent plus sensible ce culte de Noël chez nos rois très-chrétiens. Beaucoup de rois, de princes et de princesses se firent représenter à la Crèche dans leurs somptueux Livres d’Heures. Charles VII et Charles VIII, entre autres, y prirent la figure et le rôle de Mages.

En paraissant ainsi lier leur destin au culte de l’Enfant-Dieu, nos rois donnaient un exemple dont ils furent les premiers à tirer bénéfice. Car leurs sujets avaient compris à merveille la leçon du Noël de Reims : ce jour-là, Dieu avait créé « le plus beau royaume après celui du Ciel »[5] et fait du roi son premier lieutenant. Avec un sens très sûr, le peuple exprima son adhésion par le cri de son loyalisme : Noël ! Noël ! Ce fut le cri national des jours de triomphe comme des jours de détresse. Il jaillira surtout lorsque la monarchie sera violemment ébranlée par la Guerre de Cent Ans : Noël ! Noël ! sonne alors le ralliement des fidèles de l’unité française et s’oppose aux cris des ennemis coalisés contre elle, aux « Je regny Dé » des Bourguignons, aux « Saint Georges m’aist » des Anglais.

Le même cri éclate, triomphal, au-devant de la Libératrice, à Orléans comme à Reims. Devant cette allégresse, Jeanne songeait que l’Étoile de Noël l’avait conduite tout au long de sa glorieuse chevauchée jusqu’à l’apothéose dans le même temple d’où « la douce France » était sortie chrétienne. Sainte Jeanne d’Arc, le Docteur de la Royauté sociale du Christ, n’était-elle pas née le jour de la fête de l’Épiphanie (1412), où les Mages viennent adorer le Roi des rois ? 

La paix de Noël

Les Noëls populaires rappellent à leur tour le lien qui unit la France à la Naissance du Christ : « Faisons réjouissance et prions Dieu, hiver, été, pour le roi de France » dit un poème, ou, comme le chante Jean Daniel terminant l’un de ses Noëls ainsi dédié à François Ier : « Supplions Dieu, tous pauvres indigents, Que bonne paix veuille en France réduire, Qu’au noble roy François aucun ne puisse nuire, et à la fin pardonne aux négligents ».

La paix : voilà ce qu’on implore avec véhémence auprès du berceau du Dieu, en apparence de faiblesse, mais déjà tout-puissant. Le magnifique Noël de la paix s’adresse au « divin Enfançon » pour lui demander : « La paix, ô Dieu, mon espérance, la paix au doux pays de France, donnez la paix ! ». C’est que le « Prince de la Paix » (Is. 9, 6) n’est pas encore « venu apporter l’épée » (Mt 10, 34) mais la paix. À la bienheureuse minuit, les Anges eux-mêmes ne chantent-ils pas de leurs voix mélodieuses : « Paix sur la terre ! » ? Et un peu plus tard, l’admirable hymne Crudelis Herodes des Vêpres de l’Épiphanie viendra rassurer ceux qui pourraient craindre pour leur trône bien établi : « Cruel Hérode ! Pourquoi crains-tu l’arrivée d’un Dieu-Roi ? Il ne ravit pas les sceptres mortels Celui qui donne le Royaume céleste ! ».

La reine Anne d'Autriche et le dauphin Louis.

Il faut aussi se rappeler que c’est à l’Enfant-Jésus que la France s’adressa pour que le lys royal eût le rejeton tant désiré durant la stérilité d’Anne d’Autriche : elle alla prier Notre-Dame de la Crèche au Val-de-Grâce, et promit d’élever en ce lieu « un temple magnifique à Jésus naissant et à la Vierge-Mère : Jesu nascenti Virginique Matri », si la Sainte Vierge et son divin Fils lui accordaient un héritier. Après 23 ans de mariage infécond naîtra alors Louis-Dieudonné, Quatorzième du nom (1638).

La Crèche a cependant des assises plus stables que les trônes. À la Révolution, si la dynastie royale est livrée, la fête de Noël, elle, est sauvée : malgré les défenses de la Commune et après courageuses protestations, les Parisiens purent « messer effrontément » à l’heure de minuit dans divers quartiers l’an 1792 ; cette fidélité s’affichait trois mois après les boucheries de septembre et moins d’un mois avant le martyre de Louis XVI. 

C’est qu’il n’était pas facile de déraciner un culte implanté chez nous depuis les origines, une fête qui est à l’origine-même de la France et qui s’épanouit dans l’allégresse de rites familiaux, de chansons et de coutumes régionales. Coutumes et chants, se répétant à peu près semblables et avec la même vogue à travers nos provinces, ont contribué à maintenir l’unité de la foi et renforcé le lien entre les terroirs, le sens de la communion et de l’entente sociale. Noël a fait l’accord parfait de tous, des petits et des grands, dans leur gratitude envers Celui dont le règne est d’une fraternité plus vraie que la devise républicaine. Même ceux qui pensèrent en avoir fini avec les bigoteries ont senti se réveiller, aux carillons de minuit, sinon la foi, du moins la conscience de ce que notre civilisation doit à Noël.

Les 3 convertis de Noël

Pour finir avec « la magie de Noël », rappelons-nous combien Dieu aime à toucher les cœurs de façon privilégiée dans la nuit de la Nativité, comme cadeau qu’Il se plaît à offrir le jour de son propre anniversaire. En une seule nuit, à la Noël 1886, trois destins vont basculer. Après la Messe de Minuit à la cathédrale de Lisieux, Thérèse Martin, âgée de 13 ans, renonce à son égocentrisme puéril. Quant à l’aven­turier Charles de Foucauld, deux mois après sa conversion en l’église Saint-Augustin à Paris, il exulte dans l’adoration émerveillée de ce Dieu qui se fait homme « dans l’abjection et l’obscurité » et qu’il n’aura de cesse d’imiter. Ce même 25 décembre, le jeune écrivain agnostique Paul Claudel devient soudain catholique en assistant aux vêpres chantées à Notre-Dame de Paris.

La première est devenue « la plus grande sainte des temps modernes » (S. Pie X) et docteur de l’Église ; le deuxième fut déclaré bienheureux en 2005 par le pape Benoît XVI et le sang de son ­martyre ne cesse d’irriguer nos déserts spirituels ; le troisième est l’un des plus grands poètes chrétiens. Maîtres spirituels chacun à sa façon, ils nous racontent eux-mêmes cet instant unique où leur vie a été transformée pour toujours ; ils nous livrent aussi quelques conditions d’une authentique conversion et que favorise le Temps de Noël qui vient de s’ouvrir : accepter de s’agenouiller, se recentrer sur Dieu et Le désirer davantage, nourrir notre flamme intérieure, ne jamais désespérer de la grâce.

Après d’aussi retentissantes conversions, n’est-on pas en droit d’espérer la conversion de notre bien-aimée France ? Croyons-y, chers Amis : la grâce de Noël a su tant de fois retourner les cœurs en un seul instant ! Le Très-Haut qui s’est fait Très-Bas cette nuit-là n’est-Il pas capable de relever la France tombée si bas pour l’élever à sa haute vocation ?

L’amour est ce qui donne du prix aux choses ; la Nativité est elle-même l’œuvre d’amour par excellence parce que dans l’Incarnation se réalise la mission invisible la plus grandiose du Saint-Esprit. C’est pourquoi Mauriac n’a pas eu tort d’écrire que « Noël est la nuit où la charité est née, et qu’aucune révolution ne pourra plus faire de ce monde un monde sans amour »[6]. Qu’en cette nuit de Noël où l’Amour nous est né, soient ravivés notre amour pour l’Enfant-Dieu, notre amour pour la France, notre amour pour son Roi. Sainte fête de Noël à tous !

R.P. Clément de Sainte-Thérèse +





[1] Maurice Vloberg.
[2] S. Grégoire de Tours, Histoire des Francs.
[3] Encyclique Quas primas de Pie XI (1925), § 8.
[4] C’est ainsi que sainte Jeanne d’Arc appelait son Seigneur-Dieu.
[5] Grotius.
[6] Ce billet de François Mauriac, La charité est née, a 80 ans aujourd’hui.