1er octobre

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Fête de saint Remi

Apôtre des Francs

1re classe dans la Confrérie royale
Double majeur dans les diocèses de France

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"S'il n'est pas apôtre pour les autres,
du moins l'est-il pour vous"

Saint Léon IX
en consacrant la basilique Saint-Remi de Reims (1049)



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Armes de l’abbaye de Saint-Remi de Reims.

Saint Remi, Apôtre des Francs,
qui baptisâtes notre premier Roi et
scellâtes ainsi l'Alliance entre Dieu et la France,
restaurez notre Roi légitime,
sanctifiez-le, éclairez-le, fortifiez-le,
et rétablissement l'antique alliance du Trône et de l'Autel !
Bénissez vos Clercs qui y travaillent,

et donnez au Clergé de France le courage et le zèle pour la Légitimité.


Citation


« (...) Le duc d'Anjou, avec sa belle gueule d'acteur holliwoodien, est notre roi. Sa royauté est dans son sang (...).
(...) redonner à la France, "pays déliquescent", l'autorité naturelle qui lui manque aujourd'hui : celle d'une transcendance à la fois politique et divine.
(...) non point le successeur de 1848 mais le continuateur de 1830...
Pas de trône sans autel.
Je lui demande si la monarchie de juillet est la monarchie de l'imposture : non seulement il acquiesce, mais ne comprend même pas qu'une telle question puisse se poser...
... (il) affiche un souci permanent de la question sociale.
(...) démarcher n'est pas digne de sa stature et, même si cela peut paraître vain que de vouloir régner sans le faire savoir, c'est là une posture qui, dans le monde parasitaire des médias incessants et des démagogies perpétuelles, apparaît révolutionnaire (...).
"Non pas un roi qui se sert de la France, mais un roi qui sert la France", me dit Louis XX avec son inénarrable accent espagnol, qui paradoxalement le rend plus européen que quiconque.
Il déteste le laïcisme, cette religion de l'outrance. Et pense que c'est par la religion catholique, à partir d'elle et non contre elle qu'il faut penser l'islam ; idée plus moderne qu'il n'y paraît : le catholique doit, par devoir autant que par définition, faire place, toute sa place, à l'autre, à l'étranger, au migrant. Ce n'est pas en dissimulant ses racines christiques que l'on peut sortir de la crise, mais en les affirmant.
(...) S'il y a crise, c'est d'abord et avant tout une crise de légitimité. Le roi est vivant, vive le roi ! ».
Yann Moix
dans le Paris-Match de la Saint-Michel.

L'image de la semaine




Images intégrées 1

> Restauration du Bassin des enfants dorés : ici.

29 septembre

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S. Michel Archange dominant la grand-place de Kiev (Ukraine), dont il est patron.

Fête de S. Michel Archange et de tous les Anges


Saint Michel Archange,
de votre lumière, éclairez-nous,
de vos ailes, protégez-nous,
de votre épée, défendez-nous 
dans le combat contre Satan et ses mauvais anges.

Patron, Protecteur et Ange gardien du Royaume de France,
restaurez-y la Royauté du Christ et de Son Lieutenant.
Bénissez et protégez notre Roi.

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A l'exemple du premier martyr du XXIe siècle en France, l'abbé Hamel,
qui chaque matin honorait le grand Archange,
soyons fidèles à la dévotion à saint Michel
et crions aussi à l'antique ennemi : "Va t'en Satan !".

« Grand Prince de la milice céleste, établi par la Providence divine le protecteur spécial de la France, de grâce ne transportez pas à une autre nation le glorieux privilège de vous avoir pour Ange tutélaire. Ah ! Ne souffrez pas que notre Patrie cesse d’être la fille aînée de l’Église et que son glorieux titre passe à un autre peuple ! Opposez à ses défaillances actuelles la fidélité séculaire de son passé. Souvenez-vous que cette terre confiée à votre sollicitude, fécondée par les sueurs et le sang de nombreux apôtres et martyrs, fut illustre entre toutes par les vertus de ses enfants, depuis Saint Germain et Sainte Geneviève jusqu’aux âmes généreuses qui, de nos jours encore, réagissent contre les envahissements du mal par l’énergie de leur foi et la sainteté de leurs oeuvres. Ô glorieux Archange, faites-vous notre avocat devant le Très-Haut. Obtenez pour la France, notre chère Patrie, la paix dont elle a tant besoin à l’intérieur et à l’extérieur. Obtenez-lui un prompt et sincère retour à l’antique foi, source de sa force et de sa grandeur, afin qu’après avoir été humiliée sous les châtiments du Ciel pour ses fautes, elle se relève purifiée et retrempée, capable des mâles vertus qui ont fait sa gloire dans les siècles passés. Ainsi soit-il. » 

Saint Michel Archange, priez pour nous, pour l'Église et pour la France !

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Prière pour la France, de Madame Louise France, fille de Louis XV

« Glorieux Archange ! Que votre fidélité et votre soumission aux ordres de Dieu attachent si constamment au maintien de sa gloire et aux intérêts des hommes, employez, en ma faveur, ce crédit inséparable du bonheur dont vous jouissez. Portez au trône du Saint des Saints tous les vœux que je confie aujourd'hui à votre puissante protection. Ayez égard aux besoins d'un Royaume dont vous avez été si longtemps le patron spécial, et qui depuis n'a été dévoué à votre Reine, que pour vous accroître, par votre médiation auprès d'elle, nos ressources et notre défense. Bannissez, écartez de nos contrées tout ce que le dérèglement des moeurs, l'hérésie et l'impiété s'efforcent d'y répandre de contagieux. Vainqueur des attentats de Lucifer contre la majesté du Très-Haut, ne permettez pas qu'il triomphe de votre héritage et qu'il l'enlève au Rédempteur qui l'a conquis au prix de son Sang. Chargé, enfin, de présenter nos âmes au Tribunal de Dieu, dans l'instant de notre mort, remplissez, en faveur de la mienne, un ministère de charité pour toute ma vie, et de sauvegarde pour l'instant qui la terminera. Ainsi soit-il. » 


Consécration de la Confrérie Royale et de l'U.C.L.F. à saint Michel archange.

Inspirée de la consécration nationale de 1912.
Le samedi 4 juin dernier en la chapelle de Saint Michel d'Aiguilhe au Puy.

  
IMG_4655 - Copie.JPGGlorieux Saint Michel, nous avons tenu à venir à vos pieds pour vous présenter l’hommage de notre reconnaissance, de notre vénération, de notre amour.
Préposé par le Très-Haut à la garde du Droit, vous avez rejeté dans les abîmes Satan et ses suppôts, inclinant votre épée devant l’Homme-Dieu et la Vierge qui devait enfanter et devenir la Reine des Anges.
Le peuple hébreu vous vit à sa tête lorsqu’il errait dans le désert, et vous fûtes, dans son exil, son espoir et sa force.
Sur le berceau de l’Église, héritière de la Synagogue, tendrement vous avez veillé. Votre devise devint sa devise et, depuis deux mille ans, rien de grand ne s’est opéré dans son sein en dehors de votre intervention féconde.
Premier des royaumes d'Occident à avoir été régénéré dans le Sang du Christ, le Royaume de France fut aussi l'un des premiers à se placer sous votre sainte protection. Aussi vous êtes-vous ingénié à faire de ce Royaume et de son Souverain, le Roi Très Chrétien, à votre image et à votre exemple, le bon lieu-tenant de Dieu et le bras armé de la Sainte Eglise : depuis le champ de bataille de Tolbiac jusqu'au sommet du Mont Tombe ; depuis le sommet du Mont Tombe jusqu'aux vallons de Domrémy ; depuis les siècles reculés jusqu'en ces temps malheureux dans lesquels nous peinons, vous avez écrit les meilleures pages de notre histoire.

Aussi, humbles représentants de la Confrérie Royale et de l'Union des Cercles Légitimistes de France, sommes-nous venus ce soir dans ce sanctuaire prestigieux et plus que millénaire où vous êtes honoré, animés par le même esprit qui porta jadis nos Saints, nos héros, nos Évêques et nos Rois Très Chrétiens à se prosterner devant vous pour réclamer votre puissante intercession.
Ajoutez encore à vos bienfaits, ô bon et puissant Archange, et prenez encore une fois sous votre sainte protection, non seulement nos personnes et nos biens, nos familles et nos paroisses, nos évêques et nos prêtres, mais aussi la France tout entière, ce Royaume qui vous fut jadis consacré et qui gémit aujourd'hui dans ses funestes égarements.
Nous voulons, avec toute notre ferveur, renouveler le pacte séculaire qui lie la France au Prince des Anges.
Nous voulons, dans une instante supplication, confier à votre garde tutélaire, l’héritier, descendant et successeur de nos Rois, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le roi Louis XX, afin qu'il soit fort pour résister à tous les pièges et tentations de l'ennemi et qu'il marche fidèlement dans les pas de Saint Louis, son ancêtre et céleste protecteur, qui vint au Puy en pèlerin.
Nous voulons, de toute notre âme, vous consacrer la Confrérie Royale et l'Union des Cercles Légitimistes de France, qui, chacune dans son domaine propre, luttent à votre exemple pour le triomphe de la véritédans la charité, et le règne du Christ-Roi.

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Nous vous saluons, nous vous bénissons, nous vous acclamons, mais, de grâce, défendez-nous dans le combat !
Les ténèbres du doute et de l’erreur nous assiègent de toutes parts : Archange de lumière, dissipez toutes ténèbres et faites resplendir la Vérité !
A l'heure où tant de volontés fléchissent et où tant de courages chancellent : Archange victorieux, ranimez sans cesse nos ardeurs et communiquez-nous la flamme qui fait les âmes justes et les peuples vaillants !
Tandis que la plupart des cœurs s’attachent à la chair et au sang : ô Séraphin sublime, arrachez-nous à la fange et gardez-nous fidèles à Dieu et à Ses saintes lois !

Saint Michel Archange, sauvez la France !
Que le Cœur Sacré de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie vous envoient encore une fois vers nous, avec sainte Jeanne d’Arc et tous nos Saints et héros !
Et que le règne de Dieu s’établisse en chacun de nous, sur la France et sur le monde, à jamais, de sorte que, pour l'éternité, ô grand Prévôt du Paradis, nous soyons associés à vos triomphes !
Ainsi-soit-il !

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* * * * * * *

Prière pour la France

Dieu éternel et tout-puissant, Qui avez voulu le Royaume de France pour être sur la terre l’instrument de Votre adorable Volonté, le glaive et le rempart de Votre Sainte Église, nous Vous en prions par l’intermédiaire de saint Michel, le grand Archange, que nous aimons saluer du titre d’Ange gardien de la France, faites luire toujours et partout Votre lumière sur les enfants de la Fille aînée de Votre Église, afin qu’ils sachent ce qu’ils doivent faire pour étendre Votre règne en ce monde et y faire triompher la paix, et que, pour accomplir cette tâche, leur charité et leur vaillance aillent toujours en s’affermissant, par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.
A nous, saint Michel ! Quis ut Deus !

Imprimatur : Lutetiae Parisiorum, 5 mars 1958, Petrus Girard, vicaire général.

28 septembre

Fête de S. Wenceslas (907-929/935), 

duc de Bohême et martyr


Image illustrative de l'article Venceslas Ier de Bohême (duc)

Article de M. Daoudal, court mais passionnant comme à son habitude !

JW462c4b_115603_1767120.jpg   Saint Venceslas est le souverain éternel des Tchèques. C’est pourquoi le jour de sa fête et en quelques autres occasions exceptionnelles on porte en procession sa véritable tête couronnée.   
    Dans le Trésor de la cathédrale Saint-Guy, au cœur du Château de Prague, dans une pièce munie de sept verrous dont ont la clef chacun des sept personnages principaux de l’Etat et de l’Eglise, il y a les joyaux de la Couronne de Bohême, dont la couronne dite de saint Wenceslas, ornée de 96 pierres précieuses (dont le plus gros rubis serti connu), qui est en fait celle du couronnement de Charles IV en 1346, et dont une copie trône dans la salle Vladislav du Château.

   Le roi de Bohême ne portait cette couronne que le jour de son couronnement, car le véritable roi de Bohème est toujours saint Venceslas. Il est assez remarquable que les joyaux de la couronne ne sont sortis de leur salle quasi-secrète qu’en de très rares occasions, la principale étant l’entrée en fonction du nouveau président de la République.

   Le plus célèbre des chants tchèques est naturellement une prière à saint Wenceslas. C’est peut-être aussi le plus ancien chant européen non liturgique qui ait été chanté sans discontinuer depuis le XIIe siècle.


Saint Venceslas,

Duc de Bohême,

notre prince,
prie pour nous Dieu
le Saint-Esprit
Kyrie eleison! 

La Cour céleste est merveilleuse,

bienheureux qui y va

vie éternelle,
feu clair
du Saint-Esprit
Kyrie eleison! 

Nous demandons ton aide,

aie pitié de nous

réconforte ceux qui sont tristes,
chasse tout mal,
saint Venceslas!
Kyrie eleison!

> Un noël britannique fait référence à ce grand Saint...

Saint Wenceslas est patron de la République tchèque, de la Pologne, des fabricants de bière, des prisonniers et... des enfants de choeur.

 File:Saint Venceslas grave.JPG
Châsse de S. Wenceslas, éponyme de cette chapelle 
de la cathédrale Saint-Guy (patron de la Saxe) de Prague.


Quelques anniversaires

Bulle d'or.
Portrait de Charles IV (détail du couronnement), par Maître Théodoric
Charles IV.
Charles IV, né en 1316 (le 14 mai), baptisé Venceslas mais ayant pris le nom de son oncle et parrain Charles IV à sa confirmation, devint roi des Romains le 11 juillet 1346, roi de Bohême et comte de Luxembourg le 26 août 1346. Il fut couronné roi des Romains le 26 novembre à Bonn, avant de devenir neuf ans plus tard empereur des Romains.
Abdication du dernier empereur du
Saint Empire romain ggermanique.
Le 10 janvier 1356, il édictera la fameuse Bulle d'or, régissant l'élection impériale jusqu'à l'abdication de François II (François Ier d'Autriche), au lendemain de la Révolution, le 12 juillet 1806. L'empereur d'Autriche restera toutefois encore à la tête de la nouvelle Confédération germanique jusqu'en 1866, conservant les titres, "par la grâce de Dieu, d'empereur d'Autriche ; roi de JérusalemHongrieBohêmeDalmatieCroatieSlavonieGalicie, et Lodomirie ; archiduc d'Autriche ; duc de LorraineSalzbourgWurtzbourgFranconieStyrie,Carinthie, et Carniole ; grand-duc de Cracovie; prince de Transylvanie ; margrave deMoravie ; duc de SandomirMasovieLublin, haute et basse SilésieAuschwitz et Zator,Teschen, et Frioul ; prince de Berchtesgaden et Mergentheim ; prince-comte de Habsbourg, Gorice, et Gradisce et de Tyrol ; et margrave des haute et basse Lusace et d'Istrie".
François II, empereur du Saint-Empire Romain Germanique.
L'empereur François II
(François Ier d'Autriche)

A noter également :

Description de cette image, également commentée ci-après
Après l'Angleterre normande (1066) : la Normandie anglaise (1106)... mais toujours sous la même dynastie
Le  dans la ville de Tinchebray en Normandie, entre des troupes de l'envahisseur Henri Ier Beauclercroi d'Angleterre, et celle du duc de Normandie, son frère aîné Robert CourteheuseCette bataille s'est soldée par une victoire décisive d'Henri Beauclerc, qui lui permit de rattacher la Normandie à l'Angleterre, ce qui n'était plus le cas depuis la mort de leur père Guillaume le Conquérant en 1087. La Normandie restera une possession de la couronne d'Angleterre jusqu'en 1204.
« L'affrontement, qui s'est déroulé à Tinchebray à la fin de septembre 1106, fut comme de nombreuses batailles médiévales, un évènement assez bref, mais ses conséquences marquèrent profondément l'histoire de la Normandie, de l'Angleterre et du royaume de France. 
Pour les Normands, la bataille livra le duché aux mains du plus jeune fils de Guillaume le Conquérant, Henri Beauclerc, dont le gouvernement fort apporta la paix après vingt ans de désordre. Le duché fut dirigé selon ses propres lois et coutumes, ce qui lui conféra un certain nombre de spécificités durables, même après la période ducale. 
L'Angleterre continua d'entretenir des relations avec la Normandie. Ses rois s'acharnèrent à conserver le duché ; son aristocratie ne cessa pas de posséder biens et intérêts dans le duché. Tinchebray inscrivit dans la durée ce qui s'était passé à Hastings quarante ans auparavant. » 
Pr Judith Green


1066-2016

Armes de saint Edouard, selon Matthieu Paris (XIIIe s.).

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950e anniversaire de la

mort de saint Edouard le Confesseur

Inhumation de saint Edouard à Westminster.

   Saint Edouard le Confesseur (1004-1066) mourut il y a 950 ans, le 5 janvier 1066, en l'abbaye de Westminster, qu'il avait fondée. Il régnait sur l'Angleterre depuis 1042. Il est célébré le 13 octobre. 
   Se parjurant suite à son hommage fait au duc Guillaume de Normandie, Harold II monta sur le trône, provoquant l'intervention de Guillaume, héritier de la Couronne selon les voeux de saint Edouard, ainsi que de son propre frère Tostig et du roi Harald III de Norvège.
Image illustrative de l'article Alexandre II (pape)   Le duc de Normandie réunit ses barons et obtient le soutien du pape Alexandre II (Anselme de Lucques, ami du futur saint Grégoire VII et de saint Pierre Damien), qui lui envoie l'étendard pontifical et menace d'excommunier ses opposants.

Arbre généalogique des principaux protagonistes à la succession d'Édouard le Confesseur
Edgar
le Pacifique
Richard Ier
Sans-Peur
Ælfgifu
Gunnarson
Æthelred II
le Malavisé
Emma
de Normandie
Knut
le Grand
Ælfgifu
de Northampton
Richard II
l’Irascible
Edmond
Côte-de-Fer
Harold II
Godwinson
Édith
de Wessex
Édouard
le Confesseur
Hardeknut
Harold
Pied-de-Lièvre
Robert Ier
le Magnifique
Édouard
l’Exilé
Harald
Hardrada
Guillaume
le Conquérant
Edgar
Ætheling
Les prétendants au trône d'Angleterre, soit de manière présomptive, soit de manière officielle, sont encadrés en rouge.


& de l'épopée de Guillaume le Conquérant

La célèbre Tapisserie de Bayeux (XIe siècle), trésor national confié aux Bayeusains, est un atout majeur dans le jeu de l'office de tourisme de Bayeux Intercom en terme de tourisme médiéval.

Guillaume.

   Des écrivains attribuent à saint Michel l’heureuse sortie de Guillaume le Conquérant du port de Saint-Valéry-sur-Somme, après plusieurs semaines d'intempéries et de vents violents.

   Il rejoint la côte anglaise - à savoir la baie de Pevensey dans le Sussex - le 28 septembre, et débarque le 29 septembre 1066, fête du Patron de la Normandie, quelques jours après la mort d'Harald III dans le nord de l'Angleterre.

Le récit
En moins de dix mois, Guillaume parvient à rassembler dans l’estuaire de la Dives une flotte d’invasion d’environ 600 navires et une armée estimée à 7 000 hommes. On trouve parmi eux des Normands bien sûr, mais aussi des Bretons, des Flamands, des Manceaux, des Boulonnais
Il nous est parvenu la liste des contributions en navires des principaux barons normands :

Ces préparatifs comprennent également d’importantes négociations diplomatiques. Il s’agit de se trouver d’abord des alliés. Selon Guillaume de Poitiers, le biographe officiel de Guillaume le Conquérant, ce dernier gagne à sa cause le pape Alexandre II qui lui transmet son propre étendard. Il s’agit également d’éviter que les principautés voisines (BretagneFlandreAnjou, etc.) ne profitent de la campagne pour s’emparer de la Normandie. En outre, Guillaume désigne de grands vassaux : Roger de BeaumontLanfranc,Roger II de Montgomery pour gouverner le duché en son absence. Beaucoup de soldats dans son armée sont des puînés auxquels le droit d’aînesse laisse peu de chance d’hériter d’un fief. Guillaume leur promet, s’ils se joignent à lui en apportant leur propre cheval, une armure et des armes, qu’il les récompensera avec des terres et des titres dans son nouveau royaume.

Retardée quelques semaines par des vents défavorables et des conditions météorologiques contraires, l’armée normande attend dans la baie de Saint-Valery-sur-Somme le moment propice pour embarquer tandis que le sort de l’Angleterre continue à se jouer dans le nord de l’Angleterre envahi en septembre par le roi norvégien Harald Hardraada qui conquiert York le 20 septembre et trouve des alliés (Morcar de Northumbrie, les Écossais, etc.). Harold II d'Angleterre, dont les forces sont réunies à la va-vite, marche néanmoins vers le nord et, le 25 septembre, surprend les Vikings à la bataille de Stamford Bridge. C’est une victoire pour le roi anglo-saxon. Le roi norvégien y meurt.

Poussée par un vent enfin favorable, l’armada normande débarque entre temps dans la baie de Pevensey (Sussex), le , quelques jours à peine après la victoire d’Harold sur les Norvégiens. Cette conjonction s’avère cruciale : l'armée d'Harold, déjà épuisée par les combats contre Harald, doit traverser à marches forcées toute l'Angleterre du Nord au Sud et se battre contre un ennemi reposé et qui a eu le temps de se retrancher. Guillaume ne tarde pas à prendre pour base la bourgade voisine de Hastings où il met sur pied un château de terre et de bois. Le choix du Sussex comme lieu de débarquement est une provocation directe pour Harold car cette région était son domaine personnel. Guillaume commence immédiatement à ravager la terre ce qui incite peut-être Harold à répondre dans la précipitation au lieu d’attendre des renforts de Londres. Ceci a également joué en faveur de Guillaume qui, s’il avait dirigé ses forces vers l’intérieur de l’Angleterre, aurait pu être coupé de ses voies de ravitaillement, encerclé par l’armée d’Harold constituée de sa garde personnelle, les housecarls, et de troupes levées dans le sud du pays.

La rencontre entre les deux armées aura lieu le 14 octobre, à Hastings. [source]

A suivre...


La conquête normande de l’AngleterreLoin de se limiter à la seule année 1066, se prolongera pendant près de cinq ans, jusqu’en 1070. C’est un événement capital dans l’histoire du Moyen Âge pour plusieurs raisons. 
     Elle a pour conséquence première la réunion du duché de Normandie et du royaume d'Angleterre sous l’autorité d’un même homme : Guillaume le Conquérant. Chaque état conservait toutefois sa personnalité, son administration propre. 
     Cette conquête représente une ligne de partage importante dans l’histoire de l’Angleterre et même de l’Europe. Le royaume fut en effet complètement bouleversé par l’événement. L’élite anglo-saxonne, vaincue, disparut au profit d’une autre, venue du continent. Les conquérants apportèrent leur langue et leur culture. Détaché de l’influence de la Scandinavie, le pays sera dorénavant beaucoup plus étroitement lié à l’Europe continentale. 
     Surtout, 1066 prépare la montée en puissance de l’Angleterre qui bientôt intégrera le cercle des monarchies les plus puissantes d’Europe. 
     Enfin, la conquête met en place les éléments d’un conflit avec la France qui se prolongera jusqu’au xixe siècle.

   Cette épopée militaire du duc de Normandie relève encore aujourd'hui de l’exploit puisqu'elle demeure à ce jour la dernière conquête réussie de l’Angleterre.