Vie politique

Près d’un Français sur trois prêt à voter pour un candidat royaliste
 

Près d’un Français sur trois prêt à voter pour un candidat royaliste


 
NDLR : Cela ne veut pas dire que nous soutenons les élections !...
 
 
VIVE LE ROI – Selon un sondage, une partie non négligeable de l’opinion serait favorable à ce que la fonction de chef de l’Etat soit assumée par un roi, comme c’est le cas dans de nombreux pays européens.
 
Abolie en France il y a 168 ans, la monarchie conserve encore et toujours des adeptes. Un sondage réalisé par BVA et publié ce lundi, indique en effet que de nombreux Français pensent que la présence d’un roi au sommet de l’Etat serait bénéfique pour le pays. Près d’un Français sur quatre estime par exemple que cela aurait des conséquences positives sur l’unité nationale (39%) et la stabilité du gouvernement (37%).  Ils étaient à peine 23% en 2007, année où un sondage similaire avait été réalisé. 
 
Pour 31% des Français, remplacer le président de la République par un monarque donnerait une meilleure image de la France dans le monde (24% en 2007). L’institut de sondage note cependant un important clivage en fonction de la proximité politique de personnes interrogées. Sans surprise, les sympathisants de droite et du FN sont beaucoup plus ouverts à cette perspective que ceux de gauche. Quand à peine 20% des sympathisants de gauche estiment qu’un roi à la tête de la France peut avoir des conséquences positives sur l’unité nationale, ils sont 50% à droite et 55% au FN. 
 
Néanmoins, le changement de régime n’est pas pour de suite car seulement 17% des Français se déclarent réellement favorables à l’idée de voir un roi prendre les rênes du pays. Un chiffre qui lui n’a pas progressé depuis 2007. S’ils ne sont que 4% à gauche à être favorables au remplacement du chef de l’Etat par un monarque, ils sont en revanche 22% à droite. Un chiffre qui monte jusqu’à 37% pour les sympathisants FN.
 
Paradoxalement, si un tel remplacement peut avoir des conséquences positives aux yeux de certains Français, ces derniers ne sont pas tous favorables à une telle extrémité [ !!! NDLR]. A noter tout de même que près de trois électeurs sur dix (29%) se disent prêts à voter pour un candidat royaliste au premier tour de la présidentielle. "La série d’attentats qui a touché la France en 2015 et 2016 a mis au cœur du débat la question de l’unité nationale, dans un contexte de défiance à l’égard de l’exécutif, voire de la classe politique dans son ensemble. C’est probablement cette lassitude corrélée à de fortes attentes qui peut expliquer le regain d’intérêt pour un mode alternatif de régime", explique BVA.
 
"Il apparaît donc que la proportion des plus convaincus par la monarchie est restée très stable en une décennie, que ce soit sur l’idée qu’un roi exerce la fonction de chef de l’Etat ou sur le vote certain pour un candidat royaliste. Pour autant, le contexte actuel pousse les Français à s’ouvrir à cette possibilité, surtout à droite et à l’extrême droite", conclut l’institut.
 
Enquête réalisée avec Alliance Royale auprès d’un échantillon de 1099 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 22 au 23 août 2016. 

Dimanche 28 août 2016

Solennité de Saint-Louis

Que l'insigne Maison de France se réjouisse d'avoir donné naissance à un prince d'une telle qualité et d'une grandeur telle que par ses mérites, il l'a rendue plus illustre encore ! 
Que le très dévot peuple de France déborde d'allégresse pour avoir mérité d'obtenir un si excellent, un si vertueux seigneur ! 
Que les prélats et le Clergé exultent des miracles et des bienfaits qu'il a répandus dans tout le royaume ! 
Que les grands, nobles et chevaliers, soient remplis de joie : l'oeuvre accomplie par le saint Roi est éclatante puisque, grâce à lui, le royaume de France a atteint un prestige vraiment incomparable!
Boniface VIII, bulle de canonisation Gloria laus et honor. 
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Mes fidèles amis, nous serons invincibles si nous demeurons inséparables dans notre charité. Ce n'est pas sans une permission divine que nous arrivons si inopinément près de ce rivage : abordons, quelque grande que nous apparaisse la force de nos ennemis. Je ne suis pas, ici, le Roi de France, je ne suis pas la Sainte Eglise : chacun de vous est un roi et vous êtes la Sainte Eglise.
Je ne suis qu'un homme dont la vie s'éteindra, comme celle d'un autre, quand Dieu voudra. Du reste, quoiqu'il arrive, notre sort est beau : si nous sommes vaincus, nous allons au Ciel martyrs ; si nous triomphons, la gloire du Seigneur en sera célébrée, celle de toute la France et même de la Chrétienté en sera augmentée ; mais il n'est pas sage de croire que Dieu m'a vainement retiré de la mort, Lui Qui prévoit tout : c'est ici Sa cause ; nous vaincrons pour Jésus-Christ, et Il triomphera en nous ; Il donnera la gloire, l'honneur et la bénédiction, non pas à nous, mais à Son Nom.
Saint Louis de France

Citation

« Tous ceux-là, et ils sont nombreux, qui sont ou qui seront investis parmi nous du rôle d’hommes publics, porteront désormais sur leur front le stigmate de l’incapacité ou de la trahison, s’ils ne savent ni comprendre ni exécuter ce que réclame la cause plus que jamais indivise de la religion et de la France ».
Cardinal Pie

Actualités en bref

mgr_faureEglise
Fondation de la Société des Apôtres de Jésus et Marie
S.Exc.R. Mgr Williamson a transformé le 22 août dernier son Union sacerdotale Marcel-Lefebvre en "Société sacerdotale des Apôtres de Jésus et Marie". Trois évêques y appartiennent : NN.SS. Williamson, Faure (ancien supérieur de la F.S.S.P.X pour l'Amérique latine) et da Silva (supérieur du monastère bénédictin de Nova Friburgo, fondation du Barroux s'étant séparée de Dom Gérard), tout comme la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

Capture d’écran 2016-08-13 à 19.05.28Ile-Bourbon
Fermeté de Mgr Aubry sur la "diaconie"
Mgr Gilbert Aubry répond sans langue de bois (buis ?) à une journaliste sur les diaconasses, en essayant d'expliquer à cette drôle d'espèce en difficulté d'intellection que les femmes ne peuvent pas devenir diacres : c'est ici. Les mauvaises langues ajouteront que l'on comprend pourquoi...

Lyon - Scandale dans le scandale
Le primat des Gaules prend un Franc-maçon comme avocat
Andre-Soulier
Il n'a pas échappé à l'oeil averti de M. Daoudal que S.Em.R. le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, a choisi pour le défendre face aux plaintes de non-dénonciation de crimes pédérastes, M. André Soulier comme avocat : homme politique lyonnais de 1977 à 2001, présenté par L'Express en juin 2000 comme "l'un des doyens de la maçonnerie lyonnaise. Il a été initié voilà quarante-trois ans dans la loge Union et Liberté".

O.N.U.
Pour information
En juillet dernier, le Conseil des Droits de l'homme des Nations Unies a adopté, grâce au laborieux travail des associations familiales et malgré les protestations homosexualistes, une résolution reconnaissant que "la famille est le milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres et en particulier des enfants" ; l'article 16e de la Déclaration universelle des Droits de l'homme stipulant que "la famille est l'élément naturel et fondamental de la société et mérite d'être protégée par la société et l'Etat".

Serbie
Le roi Pierre Ier de Yougoslavie étant décédé il y a 95 ans, S.M. le roi titulaire de Serbie, le prince Alexandre, a nommé Grand-Croix de l'Etoile Karageorge à ses cousins les fils de ses oncles les princes Tomislav (1928-2000) et André (1929-1990) - et frères du roi Pierre II, père d'Alexandre - : les princes Nicolas, Georges, Michel (fils du prince Tomislav), Vladimir et Dimitri (princes d'André), Dimitri, Michel, Serge et Dushan (fils d'Alexandre), et Grand-Croix de l'Ordre de Saint-Sava les princesses Catherine, lady de Silva (fille du prince de Tomislav), Marie-Tatiana et Lavinia (filles du prince André), et Hélène (fille d'Alexandre).

Quick factSuède
Luthéranisme fou
Bon à savoir avant la visite pontificale en Suède... Par sa première "archevêquesse" Antj Jackelen (reçue par le pape François l'an dernier), la prétendue "Eglise de Suède" (qui revendique 7 millions de membres luthériens) s'allie au Fonds des Nations Unies pour la population (F.N.U.A.P., qui développe le "contrôle des naissances") en publiant un document commun qui tente de faire pression sur l'Eglise catholique. Cette prétendue "Eglise de Suède" soutient l'avortement depuis 2009 et prétend célébrer des mariages d'invertis. Seuls 15% de ses membres disent croire en "Jésus"...

Histoire

26 août 1830

Louis-Philippe d'Orléans profane Sainte-Geneviève

Il faudra "attendre" le président Buonaparte (1852) pour son retour au culte catholique.

La première statue de la Renommée, en place de 1792 à 1822.

Ayant à peine usurpé le trône, et par ordonnance, Louis-Philippe d'Orléans sécularise et profane l'église Sainte-Geneviève, insigne temple de la Patronne de Paris, qu'il transforme à nouveau en "Panthéon" pour les hommes admirés par la République et par son régime. L'archidiocèse est prié de récupérer les ornements et vases sacrés. Le 15 décembre 1833, la croix dorée surplombant le dôme depuis 1822 est remplacée par un drapeau puis par une statue de la "Renommée".
Tout Paris l'a vue, cette idole de la vanité et de l'orgueil célébrant son triomphe sur le Dieu de l'humilité, le triomphe de l'impiété sur la religion, de la Révolution sur la Rédemption.
Mémoire de Mgr de Quelen au pape Grégoire XVI. 

   "Mais quelques heures plus tard, un coup de vent abattit la statue, qui resta suspendue par un pied, la tête vers le sol, et demeura plusieurs jours en cet état, à la grande satisfaction des Catholiques" (R. Limouzin-Lamothe).
   Il fut décidé en octobre 1835 que la statue serait rétablie, sous le nom de "génie de la France". Début 1836 "apparut comme un météore malfaisant ce génie qui n'était point celui de la France, mais bien celui du mal et de l'irréligion" écrivit Mgr de Quelen, appelant dans son Mandement de Carême à l'expiation. La statue, étrangement, disparut dès mars 1836.
   Il faut attendre le 6 décembre 1851 pour que le président Louis-Napoléon Buonaparte rende l'église au culte et réélève une croix dorée, dont les Communards scieront les branches le 2 avril 1871 afin d'y accrocher un drapeau rouge.
   En juillet 1873, une croix de pierre (haute de 4 mètres et lourde de 1500 kg avec son socle et sa boule) est enfin replacée, la Troisième République n'estimant pas nécessaire de l'enlever lors du transfert des cendres de l'ancien légitimiste Victor Hugo, en 1885. Elle trône donc toujours sur l'édifice profané.



Sainte Geneviève, que le culte soit restauré dans votre auguste temple édifié par voeu par Louis XV, après que les "figures" de la République auront été enlevés !

Déclaration de S.M. le Roi

Quel plus beau cadeau pour notre Confrérie que cette Déclaration royale de notre Roi bien-aimé à ses sujets ?

"Dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’Evangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. [...]
Mais durant longtemps, la mystique de la Patrie avait su remplacer l'amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu'en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? [...] 
La cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères. [...]
En invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, [...] je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir".


A l'appel de notre Monarque,retrouvons l'amour du Roi et de la Couronne !




Mes chers compatriotes,



Luis-alfonso-borbon_000La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques évènements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.
Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ennemi désigné.
De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.
La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce que elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.
Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.
Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’Etat, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.
L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du  matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.
Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.
Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !
Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.
Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.
J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.
Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Prière de Bourdaloue à saint Louis pour notre Roi.

Regardez-nous du haut du Ciel, Ô Saint monarque ! Et dans cette félicité éternelle que vous possédez, soyez sensibles à nos misères : tout indignes que nous sommes de votre secours, ne nous le refusez pas.
Regardez d’un œil favorable ce royaume que vous avez si sagement gouverné, et si tendrement aimé. Si, par la corruption des vices qui s’y sont introduits depuis votre règne, la face vous en paraît défigurée, que cela même soit un motif pour vous intéresser, comme son roi, à le renouveler : si vous y voyez des scandales, aidez-nous à les retrancher.
Étendez surtout votre protection sur notre auguste monarque. C’est votre fils, c’est le chef de votre maison, c’est l’imitation de vos vertus, c’est la vive image de vos héroïques et royales qualités : car il est comme vous le zèle de Dieu, il est comme vous le protecteur de la vraie religion, le restaurateur des autels, l’exterminateur de l’hérésie.
Obtenez-lui les grâces et les lumières dont il a besoin pour achever les grands desseins que Dieu lui inspire ; que cet esprit de Sainteté qui vous a dirigé dans toutes vos voies vienne reposer sur lui ; qu’il nous anime nous-mêmes, et qu’il nous conduise tous à l’éternité bienheureuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.

*   *   *
« A la veille de la fête de saint Louis, je prie particulièrement pour le peuple de France et pour ses dirigeants ». 
S.S. le pape François Ier, hier.

Lettre du 25e jour du mois

Lettre

aux membres et amis de la Confrérie Royale

à l'occasion de son premier anniversaire,

25 août 2016.


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Retrouver l’alliance entre autorité et liberté, décentraliser l’administration, gouverner ens’appuyant sur les vertus au lieu de flatter les passionsservir de manière désintéressée le bien commun et non servir les intérêts d'un parti : dans une lettre de 1869, Monseigneur le Comte de Chambord - de jure Sa Majesté le Roi Henri V - , exposait l'idéal politique traditionnel de la royauté française, qui est toujours aujourd'hui l'idéal et le but poursuivis par les Légitimistes.

Voici quelques passages de cette lettre particulièrement importants :

« Vous voulez la monarchie (...) ; vous avez reconnu qu’elle seule peut vous rendre, sous un gouvernement régulier et stable, cette sécurité de tous les droits, cette garantie de tous les intérêts, cet accord permanent d’une autorité forte et d’une sage liberté, qui fondent et assurent le bonheur des nations ; ne vous livrez pas à des illusions qui, tôt ou tard, vous seraient fatales.
(…) La monarchie véritable, la monarchie traditionnelle, appuyée sur le droit héréditaire, et consacrée par le temps, peut seule vous remettre en possession de ces précieux avantages...
(…) La France et la société tout entière sont menacées de nouvelles commotions ; (…) la monarchie héréditaire est l’unique port de salut où, après tant d’orages, la France pourra retrouver enfin le repos et le bonheur.
Poursuivre en dehors de cette monarchie la réalisation des réformes légitimes que demandent avec raison tant d’esprits éclairés, chercher la stabilité dans les combinaisons de l’arbitraire et du hasard, bannir le droit chrétien de la société, baser sur des expédients l’alliance féconde de l’autorité et de la liberté, c’est courir au-devant de déceptions certaines.
La France réclame à bon droit les garanties du gouvernement représentatif, honnêtement, loyalement pratiqué, avec toutes les libertés et tout le contrôle nécessaires. Elle désire une sage décentralisation administrative et une protection efficace contre les abus d’autorité.
Un gouvernement qui fait de l’honnêteté et de la probité politique la règle invariable de sa conduite, loin de redouter ces garanties et cette protection, doit, au contraire, les rechercher sans cesse.
Ceux qui envahissent le pouvoir sont impuissants à tenir les promesses dont ils leurrent les peuples, après chaque crise sociale, parce qu’ils sont condamnés à faire appel à leurs passions au lieu de s’appuyer sur leurs vertus. » (texte à retrouver en intégralité sur le site« Vive le Roy » ici).

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Monseigneur le Comte de Chambord, de jure Sa Majesté le Roi Henri V

Pourquoi cité-je ce texte d'Henri V à l'occasion de cette lettre mensuelle aux membres et sympathisants de la Confrérie Royale ?

A - Premièrement parce que chaque 24 août nous ramène la date anniversaire du rappel à Dieu, le 24 août 1883, de ce prince si profond et si éclairé qui eût pu tirer la France des ornières profondes dans lesquelles l'avaient enlisée les erreurs subséquentes à la grande révolution, s'il avait effectivement pu en tenir les rênes.
Cent-trente-trois ans plus tard, ses analyses et la justesse de ses vues ne se démentent pas, et c'est avec raison qu'à plusieurs reprises, dans ses allocutions et interventions de ces derniers mois, son successeur, Monseigneur le duc d'Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, y a fait référence.

B - Deuxièmement parce qu'à la veille de la fête de Saint Louis, il est bon de montrer la continuité et la permanence de la grande sagesse capétienne, exprimée par un programme politique qui n'a rien de compliqué, qui est parfaitement adapté à la condition des Français de tous les siècles – et donc parfaitement conforme aux besoins de notre temps, aux besoins de ce XXIe siècle - , qui établit un parfait équilibre entre les domaines spirituel et temporel : domaines spirituel et temporel qui ne peuvent s'opposer, mais qui, sans confusion ni mélange, doivent se soutenir et se conjuguer harmonieusement.
Ainsi, de Hugues Capet à Saint Louis, de Saint Louis à Louis XIV, de Louis XIV à Henri V, et de Henri V à Louis XX, est-ce toujours la même doctrine royale, pleinement catholique et française, qui constitue le programme politique de nos Souverains légitimes.

C - Troisièmement parce que la Confrérie Royalesi elle ne constitue pas un mouvement politique, n'en est cependant pas moins, dans le service de Dieu avec ses caractéristiques propres, au service d'une authentique action politique qui est en quelque sorte l'incarnation des desseins de Dieu sur la France.En effet, notre Confrérie est « un mouvement spirituel spécialement dédié à la prière pour le Prince, pour sa personne et pour la mission qui lui incombe » (cf. présentation de la confrérie sur la page d'accueil de « l'Ami de la Religion et du Roi » >ici).
Et quelle est la mission qui incombe, de par la volonté de la divine Providence, à notre Prince, sinon de maintenir, de témoigner et de rayonner l'esprit de la monarchie capétienne traditionnelle, et, s'il plaît à Dieu, de la rétablir en France ?

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- Vous voulez «  un gouvernement régulier et stable, (la) sécurité de tous les droits, (la) garantie de tous les intérêts, (l') accord permanent d’une autorité forte et d’une sage liberté, qui fondent et assurent le bonheur des nations »?
Avant toutes choses, priez, suppliez, offrez des sacrifices et de généreuses pénitences volontaires afin d'en obtenir du Ciel la grâce !

- Vous voulez « la monarchie véritable, la monarchie traditionnelle, appuyée sur le droit héréditaire, et consacrée par le temps, (qui) peut seule vous remettre en possession de ces précieux avantages » ?
Avant toutes choses, priez, suppliez, offrez des sacrifices et de généreuses pénitences volontaires afin d'en obtenir du Ciel la grâce !

- Vous voulez « l’unique port de salut où, après tant d’orages, la France pourra retrouver enfin le repos et le bonheur » ?
Avant toutes choses, priez, suppliez, offrez des sacrifices et de généreuses pénitences volontaires afin d'en obtenir du Ciel la grâce !

- Vous voulez que Louis XX se montre aujourd'hui et pour les jours à venir, en toutes circonstances, le digne successeur de Hugues Capet, de Saint Louis, de Louis XIV, d'Henri V et d'Alphonse II, son regretté père ?
Avant toutes choses, priez, suppliez, offrez des sacrifices et de généreuses pénitences volontaires afin de lui en obtenir du Ciel toutes les grâces !

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A l'occasion de ce 25 août 2016, premier anniversaire de la Confrérie Royale, que Saint Louis, et tous les saints de l'auguste Maison de France, nous soient en aide, avec Monseigneur Saint Michel et Notre-Dame des Lys !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

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