Missa Pro Rege

A l'occasion de la fête de saint Sylvestre Ier, premier Pape non martyr et à l'origine de ce que certains appellent dédaigneusement "l'Eglise constantinienne", la Confrérie royale a la joie d'offrir au Clergé de France et aux fidèles catholiques les images de la Messe votive pro Rege de nos antiques missels français antérévolutionnaires.  



En l'honneur de ces deux gloires de l'Eglise que sont saint Sylvestre et saint Constantin, répétons et méditons sans cesse ces paroles péremptoires de saint Pie X à nos évêques de France, le 25 août 1910 :
"On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l'a bâtie ; on n'édifiera pas la société, si l'Eglise n'en jette les bases et ne dirige les travaux; non, la civilisation n'est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c'est la Civilisation chrétienne, c'est la Cité catholique. Il ne s'agit que de l'instaurer et de la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l'utopie malsaine, de la révolte et de l'impiété : Omnia instaurare in Christo" ("Tout restaurer en Christ")."
Médaille commémorative de la Donation de Constantin, pour son 16e centenaire.
Le premier empereur chrétien donna au premier pape son palais du Latran pour que soit construite la cathédrale de l'évêque de Rome.

Saint Pie X entouré par saint Constantin (avec le Labarum) et sainte Hélène (avec la Sainte Croix).

Résultat de recherche d'images pour "souvigny écu"

Afficher l'image d'origineC'est cette Messe votive pro Rege qui sera célébrée le samedi 30 janvier prochain à 10h30 en la prieurale de Souvigny, à l'occasion de la fondation du Cercle légitimiste du Bourbonnais, au berceau de la branche actuellement régnante de notre dynastie capétienne, qui y commémora le XIe centenaire de la 1re Maison ducale de Bourbon le 19 septembre dernier autour de notre Roi, S.M. Louis XX, lors d'une Messe solennelle célébrée par le T.R.P. Bertrand de Hédouville, abbé de Notre-Dame de Randol.

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Avis aux cercles légitimistes : c'est avec joie que la Confrérie royale annoncera les Messes organisées en France pour le Roi et la France. N'hésitez pas à nous contacter.

Neuvaine pour le Règne de Dieu

Du 28 décembre au 5 janvier

Neuvaine 

pour l'établissement du Règne de Dieu


Adveniat Regnum Tuum ! 


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En cette Neuvaine officielle de la Confrérie, M. l’abbé de Saint-Taurin célébrera chaque jour le saint-sacrifice de la Messe « ad pristinum Regnum restituendum », afin de hâter la restauration du Royaume (paroles tirées de l’office de sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale »). Le saint jour de l’Épiphanie, la Messe sera dite en l’honneur de sainte Jehanne d’Arc et des Rois Mages « Pro Rege et Francia ». 

Chaque confrère est instamment invité à s’y associer, à se confesser, à assister si possible chaque jour à la sainte Messe et à y communier en offrant sa communion à cette intention, qui est l’objet-même de la Confrérie royale. La prière à réciter sans fin est l'oraison dominicale, Notre-Seigneur Lui-même nous enseignant à demander l'avènement de Son Règne d'amour et de vérité.

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Première communion de sainte Jehanne d’Arc.

La Neuvaine sert de préparation idéale à la grande fête de l’Épiphanie, liturgiquement plus importante encore que celle de la Nativité de Notre-Seigneur  Jésus-Christ, et qui n’a d’égale que la Fête-Dieu.
Les Octaves de Pâques et de la Pentecôte sont de 1er ordre, celles de l’Épiphanie et de la Fête-Dieu de 2e ordre, et enfin celles de Noël, de l’Ascension et du Sacré Cœur de 3e ordre, acceptant les fêtes de Saints. En 1960, Mgr Bugnini, horresco referens, fit supprimer cette Octave plus que millénaire de l’Épiphanie.

De même que la fête de la Nativité de Notre-Seigneur correspond au baptême de notre premier roi Clovis par saint Remi en 496, et donc à la naissance du Royaume de France, de même l’Épiphanie, la « Fête des Rois », correspond à la naissance de notre héroïne nationale et Patronne en second de notre Patrie, en 412.

Vénérable abbé Henri Marie Boudon
"C'est une pratique très-louable de plusieurs communautés, et d'autres personnes particulières, qui a commencé de s'établir en différentes provinces, et même en différents royaumes, de finir et de commencer toutes les années par une application spéciale au règne de Dieu. Que nous serions heureux si nous y donnions l'attention de tous nos esprits, et l'affection de tous nos cœurs durant toute notre vie, et à la mort, pour le pouvoir faire éternellement après notre mort ! On ne peut jamais ni mieux finir, ni mieux commencer les années. Pour cela on commence une neuvaine de dévotions le jour de la fête des saints Innocents, qui se termine la veille de la fête de la sainte Epiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et qui est le jour qu'Il a commencé de régner sur nous autres Gentils en la personne des Mages ; et ainsi c'est la grande fête de tout le Christianisme." 
Vénérable abbé Henri-Marie Boudon (1624-1702)grand-archidiacre d'Evreux et apôtre des saints Anges au XVIIe siècle 

Tous les jours de cette neuvaine on pense aux moyens de l'établissement du règne de Dieu ; on recherche en nous tout ce qui est contraire à l’établissement de ce Règne et on se confesse pour permettre à Dieu d’établir ce Règne en nous plus pleinement. 

Le vénérable abbé Henri Marie Boudon demande même que l’on assiste tous les jours à la Messe et que l’on communie pour que le règne de Dieu vienne en nous, mais aussi sur toute la terre.

Offrir ses peines quotidiennes, recourir à l'immaculée Mère de Dieu et à son Cœur immaculé ainsi qu’aux neuf chœurs des bons Anges, nous aidera à devenir des Saints. 

Chaque jour de la neuvaine peut être consacré à chacun des chœurs des Esprits bienheureux.
  1. On révère le premier jour les saints Anges du dernier chœur ; et c'est de ce chœur dont la divine Providence les prend ordinairement pour être les gardiens des hommes ;
  2. le second jour, les Archanges ; ce sont ces esprits bienheureux qui ont soin des provinces et des affaires publiques ;
  3. le troisième, les Principautés, qui veillent sur l'Eglise et sur les royaumes, et sur ceux qui les gouvernent ;
  4. le quatrième, les Vertus ; Dieu S'en sert pour prendre soin des cieux, de la terre, des eaux, des éléments, et ce sont les ministres de Ses grandes merveilles et de Sa toute-puissance ;
  5. le cinquième, les Puissances ; ce sont les anges qui résistent spécialement aux démons, et qui en empêchent le pouvoir ;
  6. le sixième, les Dominations, qu'Il emploie pour détruire ce qui est opposé à son divin empire, et pour l'établir ;
  7. le septième, les Trônes ; ce sont les anges de Sa paix divine dans les particuliers et dans les Etats ;
  8. le huitième, les Chérubins ; ce sont les esprits de Sa science et de Ses admirables lumières ;
  9. le neuvième, les Séraphins ; c'est par-eux qu'Il opère les grands effets de Son plus saint amour.
Christ-Roi, Baptistère de la Cathédrale de Padoue
On implorera aussi le secours de tous les Saintsde saint Josephde saint Jean-Baptistedes saints Apôtres et en particulier de saint Pierre et de saint Paul et de saint Jean l'Evangéliste.


Pratique de la Neuvaine 

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Ô très-sainte et suradorable Trinité, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne vienne. Que le moment de la mort est aimable dans cette vue ! Ainsi soit-il. Venez, Seigneur Jésus.
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V/ Emitte Spiritum Tuum et creabuntur.
R/ Et renovabis faciem terrae.

Oremus.
Deus, Qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in Eodem Spiritu recta sapere, et de Ejus semper consolatione gauder. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

La Sainte Famille par Francesco Raibolini, Bologne, vers 1450

 Oraison à la Très Sacrée Vierge Marie

Je vous salue, ô Marie, Fille bien-aimée de Dieu le Père ;
Je vous salue, ô Marie, Mère de Dieu le Fils ;
Je vous salue, ô Marie, très-digne Epouse du Saint-Esprit Dieu ;
Je vous salue, ô Marie, divin Temple de toute la très-sainte et adorable Trinité. 

Ô très-sacrée Vierge, abîmé dans mon néant, je vous demande en toute humilité, par toutes ces divines qualités qui vous unissent d'une manière ineffable avec toute la très-sainte Trinité, que mon esprit et mon cœur soient entièrement purifiés par la grâce de votre Fils, l'adorable Jésus, afin que mon âme n'apporte plus d'obstacle à tout ce que les trois Personnes divines voudront opérer en elle, afin qu'étant net de cœur je les puisse voir partout, où elles sont plus véritablement qu'aucune des choses visibles qui y sont.

Que je puisse voir en toutes choses le Père éternel engendrant Son Fils, et le Père et le Fils produisant le Saint-Esprit.

Que comme il est vrai que nous marchons, que nous nous reposons, que nous touchons, que nous voyons, que nous entendons, que nous pensons, que nous parlons, voulons et faisons tout dans l'être infini de Dieu, dans les trois Personnes adorables de la très-glorieuse Trinité, ah ! qu'il puisse aussi être vrai qu'en toutes choses, sans réserve, adorant, bénissant, aimant, et glorifiant cette Trinité suradorable, nous accomplissions avec une parfaite soumission Ses ordres, à ce que Son règne soit établi au-dedans de nous et par tous les siècles des siècles.


Amen, amen. Fiat, fiat. Ô Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul !



Oraison pour demander l’établissement de l’intérêt de Dieu seul.


Adorable Jésus qui avez dit : « Demandez et vous recevrez », quoique je ne sois que poudre et cendre, j’oserai bien me présenter en la présence de votre divine Majesté pour lui parler en toute humilité, et avec tout le respect qu’il m’est possible.

Appuyé sur le commandement que vous m’avez fait, et instruit par les divins enseignements que vous m’avez donnés, j’ose, bien abîmé au-dessus du néant, vous offrir cette prière que mon âme vous présente du plus profond de mon cœur.

Vous avez voulu que je vous prie : c’est ce que je fais ; je le fais en votre nom comme vous l’avez ordonné et je ne le veux faire qu’en la manière qu’il vous a plu pour la sanctification de votre nom sacré, pour l’avancement de votre Royaume, pour l’accomplissement de votre volonté en la terre comme au ciel.

Ecoutez donc favorablement, ô mon Seigneur et mon Dieu, ces prières que nous vous faisons puisque nous vous prions par votre ordre comme vous l’avez institué et pour les fins que vous nous avez marquées ; c’est votre seule gloire que nous recherchons, c’est votre seule gloire que nous désirons, c’est votre seule gloire que nous demandons.

Ô Père éternel, regardez amoureusement, non pas vos créatures qui ne méritent que l’enfer, mais votre Fils bien-aimé : regardez les intérêts de son saint Nom et non pas ceux des hommes qui ne sont que des intérêts du néant.

Pour l’honneur de ce Nom sacré, faites que tous les peuples en connaissent, honorent, en aiment les grandeurs et les excellences ; par les mérites de sa très douloureuse mort, faites que l’Evangile soit prêché à toutes les Nations et à tous les infidèles, faites en votre vertu toute-puissante qu’il soit reçu partout ; que le grand Roi Jésus règne souverainement sur tous les cœurs.

Détruisez par la force de votre bras tous les obstacles que les démons, que la nature et le monde y apportent.

Bénissez de vos plus saintes bénédictions tous ceux qui travaillent à faire connaître et aimer votre Fils bien-aimé, et fortifiez-les de vos plus puissants secours.

Ruinez l’hérésie, ôtez les schismes, anéantissez le péché, afin que tous les esprits soient dans la vérité et toutes les voluptés en l’amour de vous seul.

C’est ce que nous vous demandons uniquement : que vos intérêts soient établis, c’est tout ce dont nous vous prions.

Etablissez-les donc, ô Père des lumières, ô Père tout-puissant, en faisant connaître et aimer Jésus, en donnant et augmentant la dévotion pour la très sainte Vierge, la digne Mère de cet aimable Sauveur, pour tous les neuf chœurs des Anges et les Princes de votre Cour céleste ; nous vous demandons cette grâce, renonçant en votre présence au propre intérêt que nous voulons avoir en horreur le reste de notre vie, que nous voulons toujours regarder comme l’abomination de toute désolation, et nous vous demandons cette faveur.

Par Jésus notre Seigneur, votre Fils, qui vit et règne avec vous en l’unité du Saint Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Kalendarium



Noël 2015

Baptême Clovis Versailles cathédrale - Copie.JPG
Baptême de Clovis
(cathédrale de Versailles)

La fête de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ est la source d'une très grande joie pour tout coeur chrétien, mais elle doit plus encore que dans les coeurs des autres fidèles susciter une ferveur, une action de grâces et un sursaut de supplicationsdans les âmes des Français, des Légitimistes, et - au plus haut point - des membres et associés de la Confrérie Royale.

Car à la douce allégresse qui préside aux mystères que nous contemplons et adorons dans la Crèche, vient s'ajouter celle de la célébration d'une autre naissance, celle qui s'est opérée le 25 décembre de l'an 496 dans les fonts baptismaux de la cathédrale de Reims : la naissance de la France catholique et royale, par le baptême de Clovis 1er le grand.

Qu'adorons-nous à Noël ?
Le mystère de l'Incarnation du Verbe éternel de Dieu, seconde Personne de la Très Sainte Trinité, Sagesse incréée : "qui propter nos homines et propter nostram salutem descendit de coelis, et INCARNATUS EST de Spiritu Sancto ex Maria Virgine : et homo factus est !"

Que célébrons-nous dans le baptême de Clovis ?
Pas le baptême d'un homme seulement, fut-il roi, mais la conversion de tout un peuple et son adhésion à la foi révélée, à la foi trinitaire, à la foi de Nicée.
Sur les ruines de l'empire d'Occident, livré à l'invasion et à l'anarchie, divisé ethniquement (germains et gallo-romains) et religieusement (chrétiens, hérétiques ariens et païens), le baptême de Clovis va permettre l'unité de ce qui était jusqu'alors divisé : il n'y aura bientôt plus qu'un seul peuple et une seule foi, sous un unique sceptre.
Voilà pourquoi le baptême de Clovis est baptême de la France.
Voilà pourquoi de la fontaine baptismale de Reims naît la France, tout à la fois catholique et royale

Continuation sociale et politique du mystère de l'Incarnation, la royauté française, en sa quintessence mystique, ne pouvait que naître un jour de Noël.
Et il en fut bien ainsi.

Et l'acharnement du démon contre la couronne des Lys, contre la royauté française de droit divin, n'est rien d'autre que la continuation de sa révolte des origines contre le mystère de l'Incarnation.
La révolution et toutes ses conséquences ne sont que l'écho du "Non serviam" de Lucifer.

Entre le "Vive le Christ qui est Roi des Francs !" de la loi salique et "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation" de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, il y a une opposition absolument irréductible, une opposition éternelle, une opposition d'ordre surnaturel.
Ce sont les deux cités affrontées décrites par Saint Augustin. Ce sont les deux étendards dominant les deux armées opposées entre lesquels Saint Ignace de Loyola nous demande d'opérer un choix ferme et définitif.

La joie et la douceur qui entourent le mystère de la Nativité ne doivent ni ne peuvent nous faire oublier cette grave réalité : le "divin Enfançon" qui repose dans la Crèche "entre le boeuf et l'âne gris", entouré de doux agneaux, tandis que jouent les hautbois et résonnent les musettes, est aussi un chef de guerre ; Il vient pour livrer un combat à mort contre l'empire du mal ; le bois de la mangeoire qui Lui sert de berceau préfigure le bois de la Croix, et les langes qui L'emmaillotent annoncent les bandelettes et le linceul de Sa sépulture.

Membres et associés de la Confrérie Royale, engagés sous l'étendard victorieux de la Croix pour que la France, pénitente et dévouée, cessant de suivre les voies de la révolte luciférienne, se convertisse et revienne aux sources vives de sa vocation - pleinement catholique et royale - , plus spécialement encore en ce jour de Noël 2015, avec une conscience plus aigüe de nos engagements et de notre responsabilité spirituelle, intensifions notre prière généreuse et offrons notre communion sacramentelle à l'intention de celui qui incarne aujourd'hui les principes de la royauté sainte née dans les fonts baptismaux de Reims au jour où l'on célébre la naissance du Verbe fait chair : notre Roi Louis XX.

Lors même que nous ne voyons pas encore comment et quand cela se fera, nous oeuvrons de la sorte au rétablissement des desseins de Dieu sur ce Royaume des Lys en proie aux ténèbres, et nous travaillons à hâter la venue du jour où, dans l'unité catholique et royale retrouvée, la France, comme aux plus glorieuses heures de jadis, retrouvera son vieux cri d'allégresse : Noël ! Noël !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur

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Louis XIV enfant renouvelant le voeu de Louis XIII
(Philippe de Champaigne)